jeudi 18 septembre 2014
Le maraîchage pour l'école
Bamako, septembre 2014
Dans le village d’Endé dans le pays Dogon, au pied d'une falaise abrupte, les enfants aiment aller à l'école. De bonne humeur, ils parcourent quelques fois des kilomètres sur le sentier de sable. Il ne leur manque pas la motivation, mais bien plus l'argent pour les fournitures scolaires. Pendant la saison des pluies il y a à peine des revenus. Les vivres de l'année passée sont mangés et la nouvelle récolte aura lieu seulement en novembre. Épargner n'est pas possible. Surtout quand il y a beaucoup d'enfants dans une famille, les 7 € par enfant pour les fournitures sont difficiles à acquérir. Souvent les enfants restaient à la maison.
Pour la sixième année déjà l'association Malikanu soutient les parents et leurs enfants. Nous achetons les cahiers et les stylos, les parents s'occupent d'un petit sac à dos. Depuis des années c'est un grand succès parce que beaucoup plus qu'avant les enfants fréquentent l'école. L'éducation est quand même la meilleure façon pour combattre la pauvreté.
Les enfants qui vont à l'école ont une plus grande chance pour un meilleur revenu, avec lequel ils soutiendront de leur côté la grande famille. C'est ainsi que ça se passe en Afrique.
Le maraîchage pour plus de revenus.
Les dernières années, les familles à Endé ont travaillé dur au développement du maraîchage dans leur village. Plus qu'avant des salades, tomates, oignons, aubergines, patates douces et des concombres se vendent sur le marché. C'est un bon complément sur leur menu monotone et en plus un bon produit commercial. Les revenus extra qui en résultent sont plus que nécessaires, il y a presque plus de touristes qui visitent la région.
Après concertation de nos responsables de projet locaux, Amadou en Adama, cette année nous changeons l'action scolaire : Malikanu soutient le maraîchage pour que – à la longue - les familles puissent gagner assez pour payer l'école eux-mêmes. Qu'allons-nous faire? Nous investissons dans des clôtures pour éviter que les chèvres ne mangent les pousses. Ces animaux doivent manger aussi mais ils n'ont qu'à aller ailleurs.
Après il y a bien un puits mais il va falloir l'approfondir. Pour stocker l'eau du puits, il y a besoin d'un réservoir. Ensuite nous fournissons du matériel pour travailler en commun le sol, comme des bêches et des pelles, mais aussi des brouettes et un hangar pour garder tout cela. La surface des jardins est actuellement d’un demi-hectare.
Le but est de défricher tant de terrain pour finalement cultiver deux hectares.
De cette façon nous n'aidons pas seulement les enfants à l'école mais nous investissons aussi dans de nouvelles initiatives dans le développement économique et local.
Vous voulez contribuer au projet? Participez alors à notre action! Aidez cette année aussi tous les enfants à l'école et aidez le maraîchage à Endewo. Comme vous le savez : Malikanu investit chaque euro donné complètement dans le projet. Comment pouvez-vous participer?
- vous pouvez faire un virement sur : Crédit Agricole, Lézat IBAN: FR
7617106000762176409300068, en mentionnant Action Scolaire. Ou envoyer un chèque à l’ordre d’Association Malikanu à Wendela Engelhard, Soulère, 09130 Sieuras, ou à Isabelle Gil, Le Bourrut, 09130 Sainte-Suzanne. - vous pouvez devenir un donateur régulier et verser chaque mois un montant fixe.
Vous donnez donc aussi aux autres projets de Malikanu. - vous pouvez distribuer cette lettre parmi vos amis et votre famille. - vous pouvez organiser dans votre propre école ou dans une du quartier une collecte. Ou essayez d'être aussi créatives que les familles du Dogon!
Nous vous remercions d'avance!
lundi 14 avril 2014
En voyage avec une fille et deux coqs.
Cette fois-ci, un malimail pas comme les autres : un récit de voyage. En raison de la longue
crise politique et militaire, je ne suis pas allée à Bandiagara ni à Endé depuis deux ans et demi.
La sécurité est à peu près revenue et, avec ma fille Rosanne qui est étudiante en médecine, je
prends le bus pour aller voir comment ça se passe. Cela devient un voyage incroyable, avec
deux coqs en souvenir.
Nous allons d’abord à Endé. Depuis des années il n’y a plus de touristes, donc une grande perte
de revenus. Je crains ce que nous allons voir. Amadou nous reçoit. Tout de suite nous faisons
un tour dans le quartier et saluons tous les amis et vieilles connaissances et surtout beaucoup
d’enfants. Nous nous promenons chacun avec un enfant à chaque doigt. Les parents crient :
Amagère ! Japo Japo ! Soyez les bienvenues, merci beaucoup !
Ils m’appellent la mère de tous les enfants. C’est agréable d’être de nouveau ici et surtout
cette fois-ci, parce que Rosanne m’accompagne.
À ma grande surprise, on a créé des jardins partout. Beaucoup de cultures d’oignons, mais
aussi des salades, des aubergines et des tomates. Partout on voit de petites parcelles
cultivées.
Il y a peu d’eau, mais en creusant des puits ou en faisant de petites digues après la saison des
pluies, l’eau reste disponible pendant quelques mois. Une clôture est indispensable sinon le
bétail se goinfrerait des jeunes plantes. On se débrouille avec des vieilles moustiquaires ou
avec des sacs. La crise a provoqué beaucoup de pauvreté et de misère, mais les gens sont
devenus inventifs aussi.
Nous passons une journée entière à visiter les aînés et le chef du village, les écoles et le
dispensaire où j'ai été volontaire il y a six ans. Ça fait du bien d'entendre que presque tous
les enfants vont à l’école depuis que - chaque année - Malikanu fournit ici des fournitures
scolaires aux écoliers. Résultat : l'école est pleine à craquer et, à Endé-Wo, on a construit un
petit bâtiment en banco afin d'héberger tous les enfants.
Le soir au clair de la lune, on danse spécialement pour notre arrivée au rythme des tambours.
On nous remercie cordialement ainsi que les nombreux donateurs en France et aux Pays-Bas.
En remerciement supplémentaire, nous recevons deux grands coqs.
Bandiagara.
Nous arrivons pleines de poussière et fatiguées chez Timothée à Bandiagara. Un repas festif
nous attend : une salade, des frites, des tomates, du pain frais et un délicieux poulet grillé.
Timothée a plein de choses à raconter sur ses projets et son travail.
À part nous, il y a aussi une des filles du projet qui loge chez lui. Une enf ant encore, de
quatorze ans à peu près. Elle est chez lui parce qu'elle doit rester près de l’hôpital. Elle vient
d'accoucher par césarienne d'un solide garçon. Elle vient de l'un des villages éloignés et sa
mère est avec elle. Le but est qu'elle retourne à l'école dès qu'elle sera rétablie. Quand la
fille a le soutien de la famille, normalement ça marche.
Presque toutes les filles qui ont participé au projet de Malikanu sont restées à l'école. Samba
a participé au premier groupe en 2009. Elle avait alors quatorze ans et avait eu son deuxième
bébé. De tout son cœur, elle avait promis que cela ne lui arriverait plus. Depuis, elle a obtenu
un diplôme d'infirmière de maternité/matrone et travaille à l’hôpital de Bandiagara. Timothée
est fier d'elle.
Nous constatons que, au bout de cinq ans, beaucoup moins de filles tombent enceintes malgré
elles, cela grâce à l'engagement énorme de Timothée qui veut qu'on puisse toujours parler de
ça. Avec entre autre le soutien matériel de Malikanu, nous appuyons ce projet. Un grand
succès ! D'ailleurs la baisse du tourisme a son côté positif : beaucoup de jeunes
guides/vendeurs de souvenirs en scooter - les pères potentiels - sont partis.
Nous visitons un centre médical dans un village voisin. La sage-femme elle-même est malade et
un infirmier à peine formé est le docteur. Il travaille néanmoins avec beaucoup d'expérience
et d'enthousiasme.
Il nous fait une visite guidée complète. Tout est rangé et assez propre, autant que faire se peut dans un environnement aussi poussiéreux. Les femmes du village peuvent y accoucher, il y a une salle de soins, un programme de vaccinations et des consultations pour les enfants sous-alimentés.
Son devoir est de soigner ce qui est dans ses possibilités et sinon, de transporter aussi vite que possible le patient à l’hôpital de Bandiagara. Maintenant, il doit partir pour visiter encore un malade. Rosanne, formée dans un hôpital français, ouvre de grands yeux !
Dans le village, qui compte près de mille habitants et se trouve dans une vallée ouverte et
ventée sur un sol rocailleux, nous rendons visite à une fille qui n'est plus enceinte mais qui va
quand même participer au projet de Bandiagara. Timothée nous a déjà parlé d'elle. C'est un
homme assez émotif et il a du mal à retenir ses larmes quand il parle de sa vie à elle.
Fatoumata Tapily habite avec sa mère et deux petits enfants dans ce village. Le père est
décédé. Quand Fatoumata était petite, elle a été enfouie sous le toit du hangar et a perdu sa
jambe gauche.
Récemment elle est tombée enceinte et a été sélectionnée pour le projet de
Timothée. Elle était d'ailleurs malheureuse avec cette grossesse. Finalement elle a fait une
fausse-couche, mais en raison de sa situation spéciale, elle va quand même participer au
projet.
Nous sommes reçues près d'une petite maison dans une petite cour. Dans un coin se trouve ce
qui a été un jour un vélo pour handicapé. La mère est une belle femme mais les soucis mettent
de l'ombre sur sa beauté. Fatoumata marche avec une béquille. D'abord elle est très timide,
mais après elle parle de l'école et dit combien elle se sent souvent seule, quand tous les
enfants jouent et qu'elle est assise au bord de la cour. Sa maman doit tout faire toute seule :
cultiver des plantes, aller au marché et les vendre, faire le ménage, ce qui fait beaucoup de
travail ici parce qu'il n'y a pas d'eau courante ni du gaz.
Timothée connaît dans ce village plusieurs familles qui ont participé ou participent encore au
projet. C’est encourageant de voir qu'elles se portent bien.
Finalement, nous quittons Bandiagara et Endé, de nouveau avec des sacs pleins d'affaires que
nous avons reçues ou achetées : différentes statues, des tissus et de la poterie. Et le carton
avec les deux gros coqs. En Afrique, tout le monde voyage avec des animaux : sur le toit d'un
minibus, il y a de la place pour 25 chèvres, des centaines de poules sur les côtés et deux
moutons sur une moto. Donc, nous pouvons facilement emporter nos deux coqs, non ?
Le bus part à cinq heures du matin. En cachette, car en fait ce n'est pas permis, nous amenons
les coqs dans le bus. Le conseil, c'est de ne pas leur donner à boire sinon ils meurent. Les coqs
se trouvent dans l'allée du milieu, près de la climatisation. Tout se passe bien parce que tant
qu'il fait nuit, ils dorment. Pourvu qu'ils ne se mettent pas à chanter, sinon ils se révèlent
d'eux-mêmes.
Le jour se lève, les coqs sont incroyablement tranquilles, ils ne sont quand-même pas ... non,
non, ils bougent quand je secoue la boite. Un voyage de dix heures nous attend et il va faire
très chaud. Nous avons mis notre espoir dans la climatisation. Après un grand nuage de
poussière, il y a un mouvement dans la grille et une bonne quantité d'air chaud en sort. Et puis,
encore plus d'air chaud.
En cachette j'avance en peu le carton, loin de cette désagréable entrée d'air brûlant. Je
commence à m'inquiéter. Que faire s'ils sont à demi morts ? Demander au chauffeur de
s’arrêter pour un abattage d'urgence ? Est-ce que quelqu'un a un couteau sur lui ? Y a-t-il un
vétérinaire dans le bus ? Entre-temps, c'est clair que la clim ne marche pas et ne marchera
jamais. Nous contrôlons de plus en plus souvent par les trous d'air du carton si les coqs sont
encore vivants. Je n'ose pas enlever les rubans de scotch parce que je crains qu'ils
s'échappent. Rosanne a chaud aussi, qu'elle se débrouille, tant que les coqs n’abandonnent pas.
Et il fait de plus en plus chaud, le soleil est au zénith et nos coqs commencent à dégager une
forte odeur.
Rosanne propose d'ouvrir le carton pendant la pause-pipi et puis, au cas où ils seraient morts,
de laisser le carton au bord de la route. Je serais terriblement gênée. Un coq ici n'est pas ce
qu'il est en Europe, juste un bon poulet à rôtir. Ces coqs nous ont été offerts par les aînés du
village de Endé en remerciement pour les activités de Malikanu. Ils ont choisi leurs plus belles
bêtes. Et puis, j'en ai bien besoin sur mon terrain à Bamako comme reproducteurs.
Nous regardons dans le carton : ils ne sont pas morts mais encore bien vivants ! Le voyage se
poursuit, nous les contrôlons toutes les dix minutes, ils ont l'air de s'affaiblir.
Puis je laisse tomber...on ne peut rien faire d’autre.
Quand nous entrons dans Bamako, ils sentent terriblement mauvais et je ne veux plus y
toucher. Mais une fois sortis du bus, ils ont l'air d'être encore en vie. Finalement, à la maison,
le plus en forme secoue ses ailes, se gonfle et - malgré la ficelle autour de ses pattes - essaie
de s'en aller fièrement. L'autre récupère doucement du voyage, et nous aussi !
dimanche 5 janvier 2014
Nous vous souhaitons une nouvelle année en toute sécurité et en bonne santé !
La cour de Wendela à Binabougou, Bamako.
La santé et la sécurité sont bien sûr primordiales, que ce soit aux Pays-Bas, en France ou au Mali. L’année passée, la sécurité était encore préoccupante au Mali. Nous espérons que cela va se dissiper cette année. Cela étant, Wendela est toujours présente sur le terrain.
Malikanu a apporté sa « petite pierre à l’édifice » en ce qui concerne la santé, le bien-être et l’éducation, en soutenant notamment :
- l’inscription à l’école de 220 enfants à Endé
- 20 micro-crédits attribués à des femmes de Bamako
- le nouveau projet de formation à la citoyenneté pour les jeunes à Bamako.
Cette année nous continuerons, grâce à votre soutien.
Cordialement,
Wendela et Isabel
jeudi 5 septembre 2013
Action à l'école, Endé 2012
Malimail
Action “Tous à l'école !”
Bamako/Bergen, août 2013
Chaque année : deux cents enfants à l'école.
Depuis cinq ans déjà, Malikanu aide les enfants de Ende-Wo à la rentrée en leur
remettant un sac avec des fournitures scolaires de base. C'est important parce
que l'école commence juste avant la nouvelle récolte, dans la période où les
parents n'ont presque plus de réserves. En conséquence, avant, les enfants
n'allaient pas à l'école ou alors, beaucoup trop tard.
Ces dernières années, nous avons réussi à faire rentrer à chaque fois les deux
cents enfants au bon moment. L'instituteur de français, qui travaillait comme
volontaire, reçoit depuis deux ans un petit soutien de Malikanu.
Tout cela n’aurait pas été possible sans votre aide. Nous vous en remercions.
Bien évidemment, nous continuons cette année cette action importante.
Les petits reçoivent une ardoise avec des craies et une petite éponge.
Nota bene : une ardoise est beaucoup moins chère que du papier !
Les plus grands reçoivent des cahiers et des stylos, des crayons, une gomme et
une règle. Et plus tard peut-être, des fournitures pour les maths, comme un
triangle géométrique et un compas.
Les sacs sont cousus à Sikoroni (Bamako) par les filles auxquelles Wendela a
appris la couture dans son programme d'activités. D'une pierre deux coups!
Concrètement, cela coûte à peu près 7,00 euros par enfant. Pour deux cents
enfants, nous avons alors besoin de 1400 euros au minimum, mais nous espérons
recevoir cette année un extra, de façon à soutenir l'école un peu plus. Il y a
notamment un grand manque de matériel pédagogique.
Une bonne idée serait de faire connaître cette action auprès d'une école que
vous connaissez. Peut-être les écoliers auront-ils envie de faire quelque chose
pour l'école de Ende-wo?
N'hésitez pas à prendre contact avec nous pour plus d'informations et de
matériel.
Par rapport à ce projet, vous trouverez sur Youtube une petite vidéo
intéressante. Elle a été faite par Josja Zadelhoff en 2009 et donne une bonne
image du village, des habitants et de l'école.
http://youtu.be/DQlPCl1zYuw
Sans votre aide, pas de Malikanu, Malikanu existe depuis presque cinq ans.
L'association a, en moyenne, un chiffre d'affaire de dix mille euros environ par an.
La totalité est issue des versements des donateurs comme vous.
Cette somme est consacrée en totalité aux projets de Bamako, Bandiagara et
Endé.
Parfois, il nous reste un peu d'argent pour financier de petits projets en plus,
mais c'est toujours en collaboration avec nos trois responsables de projets.
Au Mali, la nécessité est énorme, les gens sont très pauvres mais aussi inventifs
et entreprenants. Le but de Malikanu est de stimuler cela, mais nous devons
quand même refuser régulièrement des demandes. C'est inévitable, alors nous
avons l'ambition de faire plus !
Bien sûr, cela sera possible seulement quand il y aura plus de donateurs. Nous
vous demandons donc deux choses :
– envoyez ce mail à votre liste d'adresses
et
– changez votre donation en virement mensuel ou trimestriel. Beaucoup de
personnes le font déjà.
Pour Malikanu, c'est très important car nous pouvons alors compter sur une
rentrée d'argent prévisible et, par suite, nous pouvons honorer des demandes de
projets que nous devons refuser actuellement, par précaution.
Pensez que chaque contribution – si petite soit-elle - a une grande importance
pour les gens au Mali. Ils en profitent directement. Nous le répétons ; “Rien ne
reste entre nos mains”.
D'ailleurs, nous avons prévu un petit cadeau du Mali pour tous les donateurs qui,
déjà dans le passé ou à partir de maintenant, font un virement fixe.
dimanche 17 mars 2013
Des nouvelles du Mali
Malimail, Bamako/Bergen, mars 2013.
Tout d'un coup, à cause de la crise, on parle chaque jour du Mali dans les journaux, mais les
problèmes n'ont pas commencé avec le coup d'état militaire de l'année passée. Depuis beaucoup
plus longtemps, le nord du Mali a été une région impossible à maîtriser où les islamistes et les
touaregs se disputaient le pouvoir. Depuis toujours, la corruption est un grand problème. Au
début, quelques-uns ici voyaient même dans le coup d'état le début possible d'une solution.
Rapidement, il est apparu comme un pas de plus vers la crise montante.
L'intervention française a été accueillie avec joie par la population. Les troupes françaises ont
très rapidement réussi à regagner sur les rebelles la région du désert, au nord. C'était de bonnes
nouvelles pour les gens des villes libérées. Pour autant, les problèmes au Mali ne sont pas résolus.
Les rebelles répondent aux combats avec des armes modernes. Ils n'ont pas subitement disparu,
pas plus que le malaise de la population locale du nord avec le gouvernement faible basé dans le
lointain Bamako. Fin juillet sont prévues des élections démocratiques pour élire le nouveau
président. Espérons que la démocratie, bien que faible, recevra une nouvelle impulsion.
Nous sommes convaincus que – justement dans ces conditions – une petite structure comme
Malikanu doit rester présente. La crise a poussé Mahamane à Bamako à lancer une toute nouvelle
initiative dont nous reparlerons plus loin. D'abord, les résultats des projets en cours.
À Endéwo, les Bogolans.
Au cours de la période passée, on a travaillé dur à Endéwo pour la création des bogolans. Ce sont
de gros tissus de coton, teints avec des teintures naturelles comme la terre, l'argile, le charbon
et les extraits de plantes. Au Mali, ils sont utilisés comme vêtement, literie ou rideaux. En
Europe, nous les utilisons plutôt comme dessus de lit décoratif ou comme tapisserie. Avec le
soutien de Malikanu, les femmes ont transformé des sacs entiers de petites boules de coton,
elles les ont filées puis elles ont tissé ces tissus magnifiques. Amadou lui-même a amené 19
bogolans à Bamako. Nous les ramènerons au printemps pour les vendre et le produit de la vente
sera évidemment pour les femmes d'Endéwo.
À Bandiagara.
À Bandiagara, le programme des mères adolescentes se poursuit normalement. Les filles des
années précédentes restent liées au projet. Le thème pour lequel nous nous investissons là-bas –
faire en sorte que les mères adolescentes puissent finir leur scolarité – devient ainsi de plus en
plus connu à l'école. Finalement, l'idée qu'il est important que les filles ne tombent pas enceinte
si jeunes fait son chemin. Timothée m'a appelée récemment, consterné, pour me raconter qu'une
des filles avait eu un accident avec son bébé. En récoltant des cacahuètes, son bébé sur le dos,
elle a été frappée de la foudre. Une cérémonie d'adieu pleine d'émotion a eu lieu avec ses
parents à l'école .
Pompe à eau à Bandiagara.
Jamila et Guus Brummel ont entrepris pour la troisième fois leur propre action pour le Mali.
Cette année, ils ont envoyé leurs voeux de Noël par e-mail, ainsi ils ont économisé 350 € qu'ils ont
donnés à Malikanu. Nous les avons investis dans une pompe à eau pour un village près de
Bandiagara. Les habitants de ce petit village vivent – à part la culture habituelle du millet et
l'élevage de quelques têtes de bétail - de la récolte d'oignons, de salade et de tomates. Ils
cultivent en coopérative. L'arrosage des champs prend beaucoup de temps et est très dur. La
pompe va permettre d'agrandir notablement la parcelle cultivée.
À Bamako.
À Bamako, le projet des microcrédits de 2012 arrive à sa fin. Les femmes qui participaient pour
la deuxième année au cours d'alphabétisation, et qui ont remboursé leur microcrédit pour la
deuxième fois, continuent maintenant en se suffisant à elles-mêmes. Les femmes qui ont
participé pendant une première année passent à la deuxième et nous complétons ce groupe avec
de nouvelles venues. Quelques femmes de l'année passée ne continueront pas car elles n'étaient
pas assez présentes au cours d'alphabétisation. La plupart des participantes ont investi leur
crédit dans un petit commerce de sous-vêtements, patates, médicaments, fruits ou charbon de
bois. Les emprunts des microcrédits ont été effectivement remboursés, ainsi nous pouvons
répondre à de nouvelles demandes. Pour les intéressés, un rapport du projet est disponible sur
demande.
Le nouveau projet : des jeunes prennent des responsabilités dans leur quartier.
Inspiré par la crise, Mahamane, notre responsable de projet à Sikoroni (Bamako), se fait fort
d'un changement de comportement des jeunes. Choqué par la corruption et le manque de
responsabilité de l'actuelle génération d'hommes politiques, il veut s'investir pour les jeunes. Il
veut leur inculquer un sentiment de responsabilité et de solidarité.
Mahamane a commencé par créer un CLAEF (Club d'action par et pour les enfants) dans les
écoles de 12 quartiers de Bamako. Il enseigne aux enfants du club, entre autres choses, leurs
droits et leurs devoirs. Il traite de choses pratiques comme l'initiative d'une journée
d'assainissement, de rangement et de ménage dans le quartier.
Ces enfants apportent leurs connaissances dans leurs classes et les partagent avec d'autres
enfants en donnant le bon exemple, en prenant des initiatives, en discutant. Chaque club adopte
aussi un orphelin. À chaque réunion, chacun donne un peu d'argent (quelques centimes), des
vêtements, des chaussures, etc. Il ne s'agit pas seulement d'aider mais surtout de leur donner
la notion d’entraide.
Mahamane est persuadé que – à long terme – seul un changement de mentalité pourra apporter
une vraie solution aux problèmes au Mali. Il s'engage profondément dans ce projet. Dans huit
quartiers, les CLAEF ont commencé à fonctionner, toujours en coopération avec des organisations
existantes. Il enseigne d'abord les moniteurs des jeunes locaux, puis les enfants. Comme il a
beaucoup d'expérience de ce travail et un rayonnement évident, il parvient toujours à capter
l'attention des enfants qui sont suspendus à ses lèvres.
Il n'y a pas beaucoup de frais : des cahiers et des stylos pour les enfants, une friandise et une
petite boisson, le remboursement des frais de Mahamane et des autres instructeurs.
Nous sommes très enthousiasmés par ce projet et nous nous chargeons de ces frais modestes
dans trois des quartiers. Bientôt, il y aura une vidéo sur YouTube avec des images filmées
pendant un cours, suivie d'une interview avec Mahamane.
Amicalement, la direction de Malikanu.
PS: Wendela Engelhard est restée tout l'hiver passé à Bamako. Elle est en contact direct avec
l'ambassade des Pays-Bas et elle prend les précautions nécessaires pour minimiser les risques, en
particulier les risques d'enlèvement.
Wendela : “ Je trouve qu'il est important, surtout maintenant, d'être ici aux côtés de nos
responsables de projet. Ma petite maison est à l’extérieur de la ville, dans un petit chemin sans
issue. Je n'y suis jamais seule et tout le monde fait très attention. Je me sens ici en sécurité.
Quand on est ici depuis longtemps et qu'on a assisté aux événements avec les autres, un lien se
crée. Des amis et des connaissances ont à endurer beaucoup plus que moi. À cause de la crise, ils
n'ont plus de travail ou leur famille habite dans le nord avec tous les risques que cela implique.
Pour eux, partir n'est pas du tout une option”.
Tout d'un coup, à cause de la crise, on parle chaque jour du Mali dans les journaux, mais les
problèmes n'ont pas commencé avec le coup d'état militaire de l'année passée. Depuis beaucoup
plus longtemps, le nord du Mali a été une région impossible à maîtriser où les islamistes et les
touaregs se disputaient le pouvoir. Depuis toujours, la corruption est un grand problème. Au
début, quelques-uns ici voyaient même dans le coup d'état le début possible d'une solution.
Rapidement, il est apparu comme un pas de plus vers la crise montante.
L'intervention française a été accueillie avec joie par la population. Les troupes françaises ont
très rapidement réussi à regagner sur les rebelles la région du désert, au nord. C'était de bonnes
nouvelles pour les gens des villes libérées. Pour autant, les problèmes au Mali ne sont pas résolus.
Les rebelles répondent aux combats avec des armes modernes. Ils n'ont pas subitement disparu,
pas plus que le malaise de la population locale du nord avec le gouvernement faible basé dans le
lointain Bamako. Fin juillet sont prévues des élections démocratiques pour élire le nouveau
président. Espérons que la démocratie, bien que faible, recevra une nouvelle impulsion.
Nous sommes convaincus que – justement dans ces conditions – une petite structure comme
Malikanu doit rester présente. La crise a poussé Mahamane à Bamako à lancer une toute nouvelle
initiative dont nous reparlerons plus loin. D'abord, les résultats des projets en cours.
À Endéwo, les Bogolans.
Au cours de la période passée, on a travaillé dur à Endéwo pour la création des bogolans. Ce sont
de gros tissus de coton, teints avec des teintures naturelles comme la terre, l'argile, le charbon
et les extraits de plantes. Au Mali, ils sont utilisés comme vêtement, literie ou rideaux. En
Europe, nous les utilisons plutôt comme dessus de lit décoratif ou comme tapisserie. Avec le
soutien de Malikanu, les femmes ont transformé des sacs entiers de petites boules de coton,
elles les ont filées puis elles ont tissé ces tissus magnifiques. Amadou lui-même a amené 19
bogolans à Bamako. Nous les ramènerons au printemps pour les vendre et le produit de la vente
sera évidemment pour les femmes d'Endéwo.
À Bandiagara.
À Bandiagara, le programme des mères adolescentes se poursuit normalement. Les filles des
années précédentes restent liées au projet. Le thème pour lequel nous nous investissons là-bas –
faire en sorte que les mères adolescentes puissent finir leur scolarité – devient ainsi de plus en
plus connu à l'école. Finalement, l'idée qu'il est important que les filles ne tombent pas enceinte
si jeunes fait son chemin. Timothée m'a appelée récemment, consterné, pour me raconter qu'une
des filles avait eu un accident avec son bébé. En récoltant des cacahuètes, son bébé sur le dos,
elle a été frappée de la foudre. Une cérémonie d'adieu pleine d'émotion a eu lieu avec ses
parents à l'école .
Pompe à eau à Bandiagara.
Jamila et Guus Brummel ont entrepris pour la troisième fois leur propre action pour le Mali.
Cette année, ils ont envoyé leurs voeux de Noël par e-mail, ainsi ils ont économisé 350 € qu'ils ont
donnés à Malikanu. Nous les avons investis dans une pompe à eau pour un village près de
Bandiagara. Les habitants de ce petit village vivent – à part la culture habituelle du millet et
l'élevage de quelques têtes de bétail - de la récolte d'oignons, de salade et de tomates. Ils
cultivent en coopérative. L'arrosage des champs prend beaucoup de temps et est très dur. La
pompe va permettre d'agrandir notablement la parcelle cultivée.
À Bamako.
À Bamako, le projet des microcrédits de 2012 arrive à sa fin. Les femmes qui participaient pour
la deuxième année au cours d'alphabétisation, et qui ont remboursé leur microcrédit pour la
deuxième fois, continuent maintenant en se suffisant à elles-mêmes. Les femmes qui ont
participé pendant une première année passent à la deuxième et nous complétons ce groupe avec
de nouvelles venues. Quelques femmes de l'année passée ne continueront pas car elles n'étaient
pas assez présentes au cours d'alphabétisation. La plupart des participantes ont investi leur
crédit dans un petit commerce de sous-vêtements, patates, médicaments, fruits ou charbon de
bois. Les emprunts des microcrédits ont été effectivement remboursés, ainsi nous pouvons
répondre à de nouvelles demandes. Pour les intéressés, un rapport du projet est disponible sur
demande.
Le nouveau projet : des jeunes prennent des responsabilités dans leur quartier.
Inspiré par la crise, Mahamane, notre responsable de projet à Sikoroni (Bamako), se fait fort
d'un changement de comportement des jeunes. Choqué par la corruption et le manque de
responsabilité de l'actuelle génération d'hommes politiques, il veut s'investir pour les jeunes. Il
veut leur inculquer un sentiment de responsabilité et de solidarité.
Mahamane a commencé par créer un CLAEF (Club d'action par et pour les enfants) dans les
écoles de 12 quartiers de Bamako. Il enseigne aux enfants du club, entre autres choses, leurs
droits et leurs devoirs. Il traite de choses pratiques comme l'initiative d'une journée
d'assainissement, de rangement et de ménage dans le quartier.
Ces enfants apportent leurs connaissances dans leurs classes et les partagent avec d'autres
enfants en donnant le bon exemple, en prenant des initiatives, en discutant. Chaque club adopte
aussi un orphelin. À chaque réunion, chacun donne un peu d'argent (quelques centimes), des
vêtements, des chaussures, etc. Il ne s'agit pas seulement d'aider mais surtout de leur donner
la notion d’entraide.
Mahamane est persuadé que – à long terme – seul un changement de mentalité pourra apporter
une vraie solution aux problèmes au Mali. Il s'engage profondément dans ce projet. Dans huit
quartiers, les CLAEF ont commencé à fonctionner, toujours en coopération avec des organisations
existantes. Il enseigne d'abord les moniteurs des jeunes locaux, puis les enfants. Comme il a
beaucoup d'expérience de ce travail et un rayonnement évident, il parvient toujours à capter
l'attention des enfants qui sont suspendus à ses lèvres.
Il n'y a pas beaucoup de frais : des cahiers et des stylos pour les enfants, une friandise et une
petite boisson, le remboursement des frais de Mahamane et des autres instructeurs.
Nous sommes très enthousiasmés par ce projet et nous nous chargeons de ces frais modestes
dans trois des quartiers. Bientôt, il y aura une vidéo sur YouTube avec des images filmées
pendant un cours, suivie d'une interview avec Mahamane.
Amicalement, la direction de Malikanu.
PS: Wendela Engelhard est restée tout l'hiver passé à Bamako. Elle est en contact direct avec
l'ambassade des Pays-Bas et elle prend les précautions nécessaires pour minimiser les risques, en
particulier les risques d'enlèvement.
Wendela : “ Je trouve qu'il est important, surtout maintenant, d'être ici aux côtés de nos
responsables de projet. Ma petite maison est à l’extérieur de la ville, dans un petit chemin sans
issue. Je n'y suis jamais seule et tout le monde fait très attention. Je me sens ici en sécurité.
Quand on est ici depuis longtemps et qu'on a assisté aux événements avec les autres, un lien se
crée. Des amis et des connaissances ont à endurer beaucoup plus que moi. À cause de la crise, ils
n'ont plus de travail ou leur famille habite dans le nord avec tous les risques que cela implique.
Pour eux, partir n'est pas du tout une option”.
dimanche 6 janvier 2013
Bonne Année 2013 !
Bamako/Sieuras/Bergen, décembre 2012
Chers adhérents,
Nous voulons vous remercier de tout coeur pour vos contributions à Malikanu en 2012.
Vous nous avez permis de continuer nos projets avec les femmes à Bamako, les mères
adolescentes à Bandiagara et les enfants à Endé-woh.
Vous avez aussi donné généreusement pour le projet d'aide alimentaire dans le pays
Dogon. Notre action a aidé beaucoup de familles à tenir jusqu’à la nouvelle récolte,
sans être obligées de vendre leur bétail.
L’année a été difficile au Mali. Le nord du pays est ravagé par la guerre civile et par le
terrorisme. Les projets de Malikanu ne se trouvent pas dans ce secteur, mais nous
sentons quand même l’inquiétude à Bamako. Notre évaluation, et celle de nos
responsables de projet sur place, montre qu’il est toujours sensé de continuer le
travail.
Il est précisément plus que jamais important de garder le contact et d’aider là où il le
faut. Nous continuerons notre travail l’année prochaine. Nous espérons que vous
continuerez à nous soutenir.
Amicalement,
Le Bureau de Malikanu
Chers adhérents,
Nous voulons vous remercier de tout coeur pour vos contributions à Malikanu en 2012.
Vous nous avez permis de continuer nos projets avec les femmes à Bamako, les mères
adolescentes à Bandiagara et les enfants à Endé-woh.
Vous avez aussi donné généreusement pour le projet d'aide alimentaire dans le pays
Dogon. Notre action a aidé beaucoup de familles à tenir jusqu’à la nouvelle récolte,
sans être obligées de vendre leur bétail.
L’année a été difficile au Mali. Le nord du pays est ravagé par la guerre civile et par le
terrorisme. Les projets de Malikanu ne se trouvent pas dans ce secteur, mais nous
sentons quand même l’inquiétude à Bamako. Notre évaluation, et celle de nos
responsables de projet sur place, montre qu’il est toujours sensé de continuer le
travail.
Il est précisément plus que jamais important de garder le contact et d’aider là où il le
faut. Nous continuerons notre travail l’année prochaine. Nous espérons que vous
continuerez à nous soutenir.
Amicalement,
Le Bureau de Malikanu
dimanche 9 septembre 2012
C’est la rentrée !
Chers amis et amies,
Comme en France, les enfants du Pays Dogon au Mali rentrent à l’école ce moisci.
Mais contrairement à la plupart des parents en France, ceux d’ici ne peuvent
pas payer les fournitures scolaires.
L’école à Endé est gratuite, mais les cahiers, les stylos, les crayons et un tshirt
de l’école sont à la charge des familles. Pour cette raison, Malikanu
soutient depuis quelques années les écoliers au début de l’année scolaire. Nous
achetons collectivement des cahiers et des crayons et nous les mettons
gratuitement à leur disposition. Les parents eux-mêmes achètent les t-shirts.
Cette année, par ailleurs, la situation est encore plus difficile qu’avant.
Non seulement la récolte a été décevante mais la situation politique au Mali entraîne
une montée importante des prix des aliments. Au printemps, cela a causé une
situation très pénible. Malikanu avait alors – exceptionnellement – décidé de
récolter de l’argent pour une aide alimentaire. C’était vraiment nécessaire et
grâce à votre participation, il a été possible de passer les mois d’été sans être
obligés de vendre le bétail et en pouvant acheter des semences pour la récolte
suivante.
Par cette lettre nous vous demandons, cette année encore, de faire une
donation pour l’action scolaire. Pour la première fois, cette année, Wendela se
rend au Mali en septembre. Elle pourra être présente elle-même à l’achat
collectif et à la distribution des fournitures. C’est une cérémonie
impressionnante dans laquelle les aînés du village ont un rôle important.
Chaque contribution est la bienvenue. À Endé les fournitures coûtent à peu
près 6 € par enfant. Il y a approximativement 280 écoliers. En octobre, nous
vous donnerons le rapport de Wendela sur la rentrée scolaire et la distribution
des cahiers à chaque enfant.
dimanche 22 juillet 2012
Projet d’alimentation
Comment le projet d’alimentation
a-t-il marché ?
Cette semaine, nous avons reçu le
mail suivant :
Bonjour Wendela et ses
Partenaires,
Je vous envoie cette
lettre de remerciement de la part de la population de Endé Wô
À mon nom de chef de
village, au nom de mes conseillers, au nom des vieux du village, au nom des
femmes et des enfants, au
nom de la jeunesse, nous disons merci pour votre solidarité, pour votre
soutien et votre aide, de
plus pour votre affection en cette période difficile que nous traversons.
Votre aide est pleinement
appréciée par toute ma population et elle est arrivée au bon moment, où
nous avons tant besoin de
soutien.
Cette grande crise que
notre pays traverse est multiple : crise sécuritaire, politique, constitutionnelle et alimentaire.
Nous avons compris que
nous avons des amis à travers votre aide. Nous avons acheté du riz et nous l’avons
partagé avec la population et aujourd'hui, la population est un peu soulagée
pour le problème alimentaire.
Mais nous avons toujours
besoin de soutien. Vous avez toute notre amitié, considération et affection.
Écrit par le chef du
village, Amadou, Adama
Envoyé par Amadou
Amadou, notre responsable du
projet à Endé, est allé à San avec un des aînés du village pour récupérer
l’argent de l’action d’alimentation.
Là se trouve en ce moment la banque la plus proche : 5 heures aller en bus
– 5 heures retour. Puis ils sont
allés à Bankass pour acheter la nourriture. C’est là qu’ils ont trouvé le prix
le
plus intéressant. Ils y ont
acheté 70 sacs de riz de 50 kg.
Avec l’aide des jeunes, ils ont transporté les sacs
sur des charrettes à ânes par une
piste de sable de 12 km.
Mais comment devaient-ils
partager honnêtement la nourriture ? Amadou et Adama ont fait le partage avec
une organisation d’assistance locale
et avec les aînés du village. On voit cela souvent au Mali ; les affaires
importantes, on les fait
ensemble, d’un côté pour ne pas remporter l’honneur soi-même, d’un autre côté
pour
éviter toute forme de soupçon de
privilège à sa propre famille. Cinquante sacs pour les cinquante familles du
village. Vingt sacs extra pour
les plus grandes familles et les familles qui souffrent le plus. La population
est
énormément soulagée de pouvoir
remplir les marmites en ce moment. Ils sont aussi émus parce que, très loin
de chez eux, des gens pensent à
eux dans cette période difficile. Les familles de Endé ont décidé de
partager mutuellement les
semences de mil pour que tout le monde puisse semer.
Le mois passé, nous vous avons
demandé une participation extra. Normalement Malikanu ne s’occupe pas du
secours d’urgence ou de la
distribution de nourriture. À cause des troubles politiques, mais surtout à
cause
de la mauvaise récolte de l’année
passée, les villageois de la vallée du Dogon, où nous soutenons normalement
la rentrée scolaire, avaient
faim. Pour cette raison, nous avons fait une exception et nous avons demandé
une contribution.
Celle-ci a rapporté 1430 €. Un
résultat fantastique. Tous les sacs de riz et le transport ont coûté au total
2000 €. Malikanu a payé l’argent
manquant sur ses réserves. Les réserves étaient prévues pour les autres
projets. Il est donc toujours
possible de donner pour l’aide alimentaire si vous n’aviez pas encore pu le faire.
Depuis, la saison des pluies a
commencé, tout le monde laboure et sème. Espérons que la récolte sera
meilleure cette année.
Entre-temps, nous lisons dans les
journaux des nouvelles très inquiétantes du nord du Mali. La sauvegarde
des trésors culturels et les
droits de l’homme les plus élémentaires y sont soumis à des pressions. Les
projets de Malikanu ne courent
pas de risque en ce moment parce qu’ils sont situés au sud du Mali. Les gens
avec lesquels traite Malikanu se
font quand même beaucoup de soucis pour le futur de leur pays.
dimanche 8 juillet 2012
Crise au Mali
Bonjour à tous,
Le Mali traverse une vraie crise. Nos responsables de projet à Bamako, à Bandiagara et au pays Dogon se
font de sérieux soucis pour le futur, après l’occupation du nord par les rebelles, le coup d’état et le
désordre politique qui a suivi. Leur inquiétude ne concerne pas seulement la guerre civile et la politique, mais
aussi la carence en nourriture qui est due à la mauvaise récolte de l’année passée. De plus, à cause des
troubles, les prix ont doublé.
Amadou à Endé nous raconte : « En ce moment, le pays Dogon est confronté à des difficultés énormes. Tout d’abord, il y a le manque de nourriture, causé par les mauvaises conditions climatiques de l’année dernière.
Puis il y a des problèmes économiques, à cause de la situation incertaine du pays. Le pays Dogon dépend –
économiquement parlant - du tourisme et comme les touristes ne viennent pas maintenant, il nous manque
ces revenus ».
Les prix de la nourriture en hausse.
Mahamane, responsable du projet dans le quartier de Sikoroni à Bamako, ajoute : « Suite à la rébellion dans
le nord du pays et le coup politique à Bamako, la souffrance de la population de Bamako empire de jour en
jour. Les chefs de famille ont perdu leur travail et les prix du blé montent toujours plus. Jamais auparavant
un kilo de riz n’a coûté 500 CFA ou un kilo de maïs, 300 CFA ! De plus, beaucoup de familles ici dans le sud, à Bamako, ont accueilli des réfugiés du nord du Mali. Lentement, la crise socio-économique et alimentaire s’étend à tout le pays ! ».
Dans les régions campagnardes, les plus pauvres donc, comme dans le pays Dogon, le manque de nourriture
est devenu très inquiétant. C’est toujours le résultat d’une chaîne : une mauvaise récolte conduit à une
carence en nourriture et à la pauvreté, de sorte que les gens ne peuvent pas acheter de nouvelles semences
et doivent vendre leurs bêtes. Par suite, la prochaine récolte ne réussira pas non plus…
Manque de nourriture.
Amadou l’explique ainsi : « Il y a vraiment un manque de nourriture. La saison de pluie approche mais
quelques familles n’ont même plus de mil à semer. Une situation très précaire. Un autre problème : le prix du
mil a énormément monté. Normalement, un sac de 100 kilos coûte 12 500 CFA (18 euros) mais maintenant le prix a doublé et le sac coûte 25 000 CFA. Dans une région où la majeure partie de la population vit de
l’agriculture (et donc est pauvre), il est presque impossible, à ce prix, d’acheter des céréales ».
Comment réagissent les familles ? Amadou le raconte : « D’abord, nous mangeons moins par repas, et puis
nous sautons des repas. Il reste alors un petit déjeuner de bouillie de mil (sans sucre, mais en fait c’était
déjà comme ça avant) et le soir, un pudding épais de mil avec un peu de sauce. Nous vendons les animaux. Les moutons et les chèvres, mais aussi les zébus (un petit boeuf avec une bosse sur la nuque), alors que les
agriculteurs ont besoin de ces zébus pendant la saison des pluies pour travailler le sol ».
Wendela vient de revenir du Mali. Ces derniers mois, elle vivait dans une petite maison à Bamako, sur une
colline derrière le palais présidentiel. La nuit, elle entendait les coups de feu ; elle n’a pas vraiment eu peur
mais elle s’inquiétait beaucoup. Par peur des bandits et des voleurs, les magasins et les bureaux étaient
souvent fermés. Dans les rues, il y avait beaucoup de véhicules militaires et de soldats avec des
mitraillettes. De ce fait, l’ambiance dans la ville était tendue. Les gens étaient très mal informés, ce qui
entraînait des malentendus et de l’irritation.
Que peut faire Malikanu ?
Amadou connaît bien la situation locale. C’est toujours lui notre coordinateur du projet de l’école. À notre
question de savoir comment nous pouvons aider, il répond : « Le message que je veux transmettre aux gens
en France et aux Pays-Bas est que, en ce moment, l’aide directe à l’alimentation serait la meilleure réponse à
nos besoins. Quelques tonnes de mil pour les cinquante grandes familles à Endé-wo seraient vraiment le
meilleur soutien dans notre lutte contre la faim ».
Malikanu ne soutient normalement que des projets qui mènent à l’indépendance des personnes, mais son
point de vu est aussi que les responsables des projets sur place doivent indiquer quels sont les besoins
urgents. C’est ainsi que cette année, pour la première fois, ils nous demandent directement une aide
alimentaire. Nous pensons que Malikanu doit répondre à cette demande. Wendela : « Ma motivation la plus
importante pour créer Malikanu était de repousser l’inégalité dans le monde ! ».
Pour cette raison, la direction a décidé d’arranger exceptionnellement une aide alimentaire directe à Endéwo,
dans la vallée du Dogon. La sécurité pour Amadou et de ses collègues, une coordination et une
distribution honnêtes sont essentielles. Endé-wo est le village où, depuis trois ans déjà, nous aidons les
enfants à fréquenter l’école. Par conséquent, les presque 50 familles du village connaissent déjà Malikanu.
En ce moment, certains autres villages avoisinants sont également aidés par d’autres organisations.
Voici ce que nous allons faire :
· Nous donnons à toutes les familles à Endé-wo un sac de 100 kilos de millet, partagé par rapport au
nombre d’enfants dans la famille.
· Nous soutenons les familles d’agriculteurs en les aidant à acheter assez de semences pour l’année
prochaine.
Un montant de 2000 euros environ est nécessaire en première instance. Malikanu vous demande une
participation spéciale pour réaliser ce soutien. Le temps presse, nous investissons donc déjà ce montant sur
nos réserves.
Début juillet, nous vous transmettrons un compte-rendu dans le prochain Malimail. En septembre, nous
reviendrons avec l’action scolaire à Endé-wo. Surtout maintenant, il est important que les enfants continuent
d’aller à l’école.
Amicalement,
La direction
dimanche 29 avril 2012
Malimail Avril 2012
Bamako,Mali.
Bonjour à tous, Ces dernières semaines, beaucoup de choses se sont passées au Mali. Vous avez certainement pu le lire dans le journal ou le voir à la télévision.
Je suis au Mali depuis novembre et j’assiste à tout cela de près. Je voulais vous envoyer un mail comme celui-ci depuis longtemps mais je pensais chaque fois avoir plus de nouvelles le jour suivant. De plus, j’ai peu souvent l’occasion de me connecter à Internet, c’est pourquoi je vous contacte seulement maintenant.
Au moment où j’écris ce mail, le pouvoir a été retransmis au président du parlement : Dioncounda Traoré, âgé de 70 ans. On pourrait donc dire que les militaires qui ont fait le coup d’état ont cédé aux sanctions imposées et c’est tant mieux car la population se faisait beaucoup de soucis au sujet des conséquences éventuelles. Le Mali est en majeure partie dépendant du commerce via les pays avoisinants du sud.
Entre-temps, les armées n’ont pas atteint leur objectif, c'est-à-dire repousser les rebelles Touaregs. Au contraire, ces derniers ont justement profité du chaos et revendiquent maintenant une région indépendante au nord du Mali. C’est un ensemble complexe avec beaucoup de groupements différents et beaucoup d’émotions différentes. La discorde, par rapport à l’échec du président précédent dans la lutte contre les rebelles, mais aussi par rapport à l’enseignement et à la corruption.
L’espoir, parce qu’on croyait qu’avec le coup d’état, la justice allait triompher mais il était vite clair que les militaires n’apportaient pas de solutions non plus. La peur, en raison de la progression des rebelles, car beaucoup de gens à Bamako ont de la famille dans le nord. Beaucoup d’inquiétude, pour l’embargo des pays voisins.
Nous espérons que la démocratie va être restaurée rapidement et que les élections pourront avoir lieu. Bien sûr, cela n’est pas facile à réaliser dans un pays où la moitié du territoire est aux mains des rebelles et où des centaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le sud ou vers les pays voisins. Pour nos projets, tous ces événements ont néanmoins peu de conséquences.
Nous continuons à soutenir les femmes à Bamako, les filles à Bandiagara et les enfants de la vallée du Dogon. Plus qu’avant, un soutien va être nécessaire parce que la récolte était plutôt maigre, le tourisme a chuté complètement suite aux enlèvements au nord du Mali et à l’instabilité de la situation actuelle ; l’économie a pris une claque à cause du coup d’état.
Personnellement, je vais bien : là où j’habite, je suis entourée de bons amis et d’agréables voisins, aux abords de Bamako où je ne me suis jamais sentie en insécurité. Plus tard au printemps, je reviendrai en France.
Cordialement, Wendela Engelhard
Bonjour à tous, Ces dernières semaines, beaucoup de choses se sont passées au Mali. Vous avez certainement pu le lire dans le journal ou le voir à la télévision.
Je suis au Mali depuis novembre et j’assiste à tout cela de près. Je voulais vous envoyer un mail comme celui-ci depuis longtemps mais je pensais chaque fois avoir plus de nouvelles le jour suivant. De plus, j’ai peu souvent l’occasion de me connecter à Internet, c’est pourquoi je vous contacte seulement maintenant.
Au moment où j’écris ce mail, le pouvoir a été retransmis au président du parlement : Dioncounda Traoré, âgé de 70 ans. On pourrait donc dire que les militaires qui ont fait le coup d’état ont cédé aux sanctions imposées et c’est tant mieux car la population se faisait beaucoup de soucis au sujet des conséquences éventuelles. Le Mali est en majeure partie dépendant du commerce via les pays avoisinants du sud.
Entre-temps, les armées n’ont pas atteint leur objectif, c'est-à-dire repousser les rebelles Touaregs. Au contraire, ces derniers ont justement profité du chaos et revendiquent maintenant une région indépendante au nord du Mali. C’est un ensemble complexe avec beaucoup de groupements différents et beaucoup d’émotions différentes. La discorde, par rapport à l’échec du président précédent dans la lutte contre les rebelles, mais aussi par rapport à l’enseignement et à la corruption.
L’espoir, parce qu’on croyait qu’avec le coup d’état, la justice allait triompher mais il était vite clair que les militaires n’apportaient pas de solutions non plus. La peur, en raison de la progression des rebelles, car beaucoup de gens à Bamako ont de la famille dans le nord. Beaucoup d’inquiétude, pour l’embargo des pays voisins.
Nous espérons que la démocratie va être restaurée rapidement et que les élections pourront avoir lieu. Bien sûr, cela n’est pas facile à réaliser dans un pays où la moitié du territoire est aux mains des rebelles et où des centaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le sud ou vers les pays voisins. Pour nos projets, tous ces événements ont néanmoins peu de conséquences.
Nous continuons à soutenir les femmes à Bamako, les filles à Bandiagara et les enfants de la vallée du Dogon. Plus qu’avant, un soutien va être nécessaire parce que la récolte était plutôt maigre, le tourisme a chuté complètement suite aux enlèvements au nord du Mali et à l’instabilité de la situation actuelle ; l’économie a pris une claque à cause du coup d’état.
Personnellement, je vais bien : là où j’habite, je suis entourée de bons amis et d’agréables voisins, aux abords de Bamako où je ne me suis jamais sentie en insécurité. Plus tard au printemps, je reviendrai en France.
Cordialement, Wendela Engelhard
mardi 27 décembre 2011
Voeux malikanu.
Malikanu vous souhaite d'heureuses fêtes de fin d'année et une bonne santé
pour l'année qui vient.
En 2012, nous continuerons avec beaucoup d'énergie à soutenir les habitants de Bamako, de Bandiagara et de la vallée du Dogon dans le développement de leur pays. La récolte a été mauvaise en 2011 et les enlèvements ont fait fuir les rares touristes ! Le Mali aura besoin de beaucoup de soutien et nous espérons pouvoir y contribuer un peu avec vous.
Merci pour votre aide pendant l'année passée.
Wendela Engelhard et Nicole Damen
mardi 8 novembre 2011
MALIMAIL octobre 2011.
Utrecht/Sieuras
Action ‘Tous à l’école’.
Les enfants sont de retour à l’école d'Endé, le petit village dans la vallée du Dogon. Pour
la troisième année consécutive, nous avons pu financier la plupart des fournitures
scolaires. Ainsi, 280 élèves peuvent aller à l’école.
Cette année, nous avons pu collecter assez d’argent pour les enfants du quartier
d’Endewo, mais pas pour tous les enfants du village. Nous avons quand même acheté
quelques boites de craies et des cahiers pour l’école même. L’action ‘Tous à l’école’
continue donc, pour que nous puissions acheter des fournitures pour les autres enfants
du village. Pour nous, il est important de soutenir les enfants eux-mêmes et non pas
seulement l’école. C'est le gouvernement local, malgré tout, qui en a la responsabilité
principale.
En plus des fournitures scolaires, nous avons aussi donné des petits sacs aux élèves du
C.P. Les sacs ont été faits par les filles qui participent à l’atelier de couture à Sikoroni
(Bamako). Toutes les familles participent aussi aux frais, dans une petite mesure.
Nous voulons remercier tous ceux qui ont participé à cette action.
À Endé, la récolte du millet et des haricots va commencer. Les gens sont assez optimistes sur le résultat. Les agriculteurs rentrent d’abord les épis de millet, qui seront conservés dans les greniers à grains typiques en forme de maison. Ils mettent les haricots à sécher sur le toit. Après, ils rentrent les restes des plantes pour le fourrage.
Par contre, à Bandiagara, l’endroit où nous aidons les mères adolescentes à finir leur scolarité, la récolte sera malheureusement plutôt maigre cette année, à cause de la sécheresse de la fin de l’été. La formation des graines du millet s’est mal passée et beaucoup d'épis sont vides.
Des photos avec de la musique.
Avec quelques photos des gens concernés par nos projets, nous avons fait un petit film.
On peut écouter en même temps la belle musique de Julien Dembélé. L’ensemble donne
une première impression des gens et des enfants du Mali avec qui et pour qui nous
travaillons. Vous pouvez trouver le petit film ici :
Action ‘Tous à l’école’.
Les enfants sont de retour à l’école d'Endé, le petit village dans la vallée du Dogon. Pour
la troisième année consécutive, nous avons pu financier la plupart des fournitures
scolaires. Ainsi, 280 élèves peuvent aller à l’école.
Cette année, nous avons pu collecter assez d’argent pour les enfants du quartier
d’Endewo, mais pas pour tous les enfants du village. Nous avons quand même acheté
quelques boites de craies et des cahiers pour l’école même. L’action ‘Tous à l’école’
continue donc, pour que nous puissions acheter des fournitures pour les autres enfants
du village. Pour nous, il est important de soutenir les enfants eux-mêmes et non pas
seulement l’école. C'est le gouvernement local, malgré tout, qui en a la responsabilité
principale.
En plus des fournitures scolaires, nous avons aussi donné des petits sacs aux élèves du
C.P. Les sacs ont été faits par les filles qui participent à l’atelier de couture à Sikoroni
(Bamako). Toutes les familles participent aussi aux frais, dans une petite mesure.
Nous voulons remercier tous ceux qui ont participé à cette action.
À Endé, la récolte du millet et des haricots va commencer. Les gens sont assez optimistes sur le résultat. Les agriculteurs rentrent d’abord les épis de millet, qui seront conservés dans les greniers à grains typiques en forme de maison. Ils mettent les haricots à sécher sur le toit. Après, ils rentrent les restes des plantes pour le fourrage.
Par contre, à Bandiagara, l’endroit où nous aidons les mères adolescentes à finir leur scolarité, la récolte sera malheureusement plutôt maigre cette année, à cause de la sécheresse de la fin de l’été. La formation des graines du millet s’est mal passée et beaucoup d'épis sont vides.
Des photos avec de la musique.
Avec quelques photos des gens concernés par nos projets, nous avons fait un petit film.
On peut écouter en même temps la belle musique de Julien Dembélé. L’ensemble donne
une première impression des gens et des enfants du Mali avec qui et pour qui nous
travaillons. Vous pouvez trouver le petit film ici :
vendredi 2 septembre 2011
ACTION : LA RENTRÉE POUR TOUS – AU MALI AUSSI
Association Malikanu
C’est la rentrée scolaire – en Europe, mais aussi au Mali.
Dans la vallée du Dogon, à cette période, tout le monde est très occupé aux champs. Les réserves se font rares alors que la nouvelle récolte est attendue seulement pour la fin d’octobre. Souvent, il faut acheter de la nourriture. C’est la période la plus pauvre de l’année et c’est justement maintenant qu’il faut acheter les
fournitures scolaires.
Pour les deux premières classes, il faut avoir une ardoise avec une craie et une éponge. Pour les plus grands, il faut des cahiers, des stylos, des gommes et du matériel de calcul.
C’est la troisième année que l’association organise cette action, qui veut aider les parents en achetant les fournitures scolaires. Pour aider toutes les familles de Endé, nous choisissons de sélectionner les enfants par leur âge et non par leur quartier. De cette façon, nous évitons la jalousie.
La première année, deux cents élèves sont allés à l’école, bien plus que d’habitude.
La deuxième année, nous avons pu donner des sacs avec des fournitures scolaires à quatre cents vingt enfants. Ça, c’est vraiment positif car aller à l’école est la seule issue efficace contre la pauvreté.
L’association Malikanu est fière d’avoir pu, l’année passée, donner cette chance à plus d’enfants. Elle aimerait le refaire cette année pour encore plus d’enfants.
En moyenne, les frais pour les fournitures sont de 7 euros par enfant. Un montant énorme pour une grande famille, pour nous c’est réalisable si nous cotisons tous un peu. D’ailleurs, nous ne finançons pas tous les frais d’un enfant scolarisé, mais à peu près la moitié. L’autre moitié, comme le t-shirt obligatoire, est payée par les parents.
Nous coopérons avec une association locale. Nous lui donnons les moyens d’acheter sur place les fournitures et de les distribuer. De cette façon, chaque enfant reçoit ce dont il a besoin.
Bien évidemment, les parents et l’école sont impliqués aussi.
Si tu veux participer pour qu’un enfant puisse aller à l’école, fais alors un virement de 7 euros Plus ou moins… c’est bon aussi ! Comme avec tous nos autres projets, les enfants profiteront de la totalité des donations.
Banque : Crédit Agricole, 09120 Lézat sur Lèze
N° de compte : 21764093000 Au nom de Association Malikanu « Tous à l’école ».
Chèque à l’ordre de Association Malikanu, Soulère, 09130 Sieuras.
Pour plus d’info : malikanu.wendela@gmail.com et dans les bulletins ‘le Malimail’ sur le weblog info-malikanu.blogspot.com Sur www.youtube.com vous trouverez une vidéo sur ce projet au nom de dogon dogon.
dimanche 21 août 2011
Association Malikanu, Le Malimail
Utrecht/Sieuras - août 2011
La saison des pluies a commencé. Les gens travaillent intensivement la terre. À Bamako, les femmes sont très occupées pendant cette période. De plus, le mois du ramadan a commencé. Elles ont donc demandé d’interrompre temporairement leurs cours d’alphabétisation. Ce groupe de femmes a décidé de rembourser ses microcrédits de façon collective. Cela fonctionne bien parce qu’elles n’ont plus de dettes. Après la saison des pluies, elles continueront les cours pendant encore quelques mois.
Sikoroni.
Dans le Malimail de mars, vous avez déjà pu lire le plan d’expansion du projet. Wendela a acheté un bout de terrain avec trois énormes manguiers et un petit ruisseau. Elle y a construit un local pour y baser des activités.
Le projet pour les femmes, soutenu par Malikanu, peut désormais se dérouler à cet endroit. Il y a la possibilité de réaliser d’autres activités ou projets. Le terrain se situe à Binabougou, à la limite du quartier de Sikoroni.
Une région assez verte et rurale, bien loin du centre et du marché de la ville. Par ailleurs, on y trouve des décharges de plusieurs mètres de haut, on y construit de tous côtés, depuis de petits cabanons jusqu’à d’énormes maisons de campagnes.
Bandiagara.
Sur le plateau rocheux dans la région du Dogon, il pleut presque chaque jour. Cela veut dire que làbas aussi les gens travaillent toute la journée aux champs. Après les premières pluies, ils sèment le millet, les haricots et les arachides. Chaque année, ils se demandent si au début de la saison humide il pleuvra assez pour faire germer les semences. Sinon, il faudra ressemer. Après, ils travaillent la terre et forment des buttes autour des jeunes plants. Les parcelles de terre sont entretenues, donc il n’y a pas de mauvaises herbes et le bétail doit se nourrir ailleurs.
Pendant cette période, les enfants ne vont pas à l’école : ils doivent aider aux champs. Comment cela se passe-t-il exactement avec les filles du projet?
Le responsable Timothée nous enverra bientôt un compte rendu à ce sujet. Il nous a déjà envoyé un mail détaillé avec des photos sur le démarrage du projet. Vous le trouverez sur le blog.
La musique du Mali.
Julien Dembélé, le musicien malien dont nous avons enregistré un CD l’année passée, a fait une tournée aux Pays-Bas. Avec d’autres musiciens du Mali, il a donné une dizaine de concerts. Il y a eu un enregistrement en studio avec de nouvelles chansons. Lors de quelques petits concerts, nous avons eu l’occasion de vendre des bibelots et des sacs du Mali au profit de Malikanu. C’était très agréable de rencontrer quelques lecteurs du Malimail pendant ces concerts. Pour plus de précisions : la tournée n’est pas un projet de Malikanu et elle est financièrement indépendante.
L’association Malikanu a un logo!
L’ébauche est de Mahamane, le responsable du projet à Bamako, et Hamidou, un des
accompagnateurs d’activité, l’a informatisé. Nous pouvons l’utiliser en Europe pour les correspondances et dans le Malimail. Au Mali, le logo a une fonction plus claire : on a l’habitude de mentionner à chaque projet les partenaires sur un panneau.
Remerciements spéciaux.
Merci à tous nos donateurs fidèles. Merci également à tous les inconnus dont je n’ai pas les adresses (mail).
Un remerciement tout particulier à ceux qui ont fait quelque chose de spécial :
- l’église « du Keizersgracht d’Amsterdam », qui a subventionné le projet pour
cinq jeunes mères célibataires de Bandiagara.
- Yvonne et Mélissa, du magasin d’équitation « Atorka », et le manège « de
lindenboom », qui ont versé à Malikanu leur bénéfice obtenu lors d’un concours
de jubilé.
- Herman, qui a versé une somme élevée en 2009 et qui depuis, fait des dons
annuels.
- Le « A-Team » qui est déjà venu deux fois travailler chez nous à la ferme et qui
a fait don à Malikanu de l’argent économisé.
- Les personnes qui envoient leurs voeux de Noël par e-mail et non pas par
courrier postal. De cette façon, ils ont pu verser une somme considérable et ont
fait connaître l’association.
- Le dentiste, qui a donné 800 brosses à dents.
Le Malikadoshop.
Les filles et les femmes qui ont participé aux cours de couture ont cousu une grande quantité de sacs. Ce sont des sacs simples avec une bandoulière, faits en tissu africain bariolé. Nous les avons emportés et nous les vendons pour 5 euros : 3 euros sont pour les femmes, elles l’utilisent un peu pour acheter du nouveau matériel et ce qu’il reste est pour elles, et 2 euros vont à Malikanu, pour
continuer à soutenir les projets.
CD musique malienne.
Chant, guitare, balafon et percussions. Avec beaucoup d’enthousiasme, Julien Dembélé chante en Bambara et en Bobo l’histoire du Mali, les traditions et usages, et les développements actuels.
Une rencontre due au hasard, l’admiration pour ces jeunes musiciens, une bonne idée et un enregistrement ont eu pour résultat ce CD plein de superbe musique africaine.
La musique est la même, mais le CD a une nouvelle couverture. Merci beaucoup à Wil van de Kamp.
Vous pouvez écouter le morceau « Loylo » sur youtube.com ‘Julien Dembele’.
Le CD coûte 10 euros + 1,50 euros de frais de port.
Voulez-vous plus d’information sur le CD ou commander un sac ? malikanu.wendela@gmail.com
Le but de l’association Malikanu est de soutenir de petites initiatives au Mali.
Nous le faisons sous forme de:
- Microcrédits aux femmes à Bamako pour qu’elles puissent elles-mêmes développer
une activité pour gagner leur vie.
- Une aide pour éviter que des jeunes filles enceintes et des jeunes mères
célibataires ne doivent quitter l’école trop tôt. « L’enseignement est le
meilleur moyen dans la lutte contre la pauvreté ».
- La distribution de fournitures scolaires aux enfants qui, sinon, ne peuvent pas
aller à l’école.
Nous travaillons sur place directement avec les responsables des projets, qui savent précisément où sont les problèmes et aussi, où sont les solutions.
Chaque euro est utilisé pour les projets car nous ne gardons rien pour l’association.
Vous pouvez nous soutenir :
- en versant chaque mois un petit montant
- en faisant un versement ponctuel
- en organisant une action
- en envoyant le Malimail pour en faire de la publicité
- nous pouvons vous envoyer une brochure en PDF à imprimer facilement
- en achetant des sacs et des CD
La saison des pluies a commencé. Les gens travaillent intensivement la terre. À Bamako, les femmes sont très occupées pendant cette période. De plus, le mois du ramadan a commencé. Elles ont donc demandé d’interrompre temporairement leurs cours d’alphabétisation. Ce groupe de femmes a décidé de rembourser ses microcrédits de façon collective. Cela fonctionne bien parce qu’elles n’ont plus de dettes. Après la saison des pluies, elles continueront les cours pendant encore quelques mois.
Sikoroni.
Dans le Malimail de mars, vous avez déjà pu lire le plan d’expansion du projet. Wendela a acheté un bout de terrain avec trois énormes manguiers et un petit ruisseau. Elle y a construit un local pour y baser des activités.
Le projet pour les femmes, soutenu par Malikanu, peut désormais se dérouler à cet endroit. Il y a la possibilité de réaliser d’autres activités ou projets. Le terrain se situe à Binabougou, à la limite du quartier de Sikoroni.
Une région assez verte et rurale, bien loin du centre et du marché de la ville. Par ailleurs, on y trouve des décharges de plusieurs mètres de haut, on y construit de tous côtés, depuis de petits cabanons jusqu’à d’énormes maisons de campagnes.
Bandiagara.
Sur le plateau rocheux dans la région du Dogon, il pleut presque chaque jour. Cela veut dire que làbas aussi les gens travaillent toute la journée aux champs. Après les premières pluies, ils sèment le millet, les haricots et les arachides. Chaque année, ils se demandent si au début de la saison humide il pleuvra assez pour faire germer les semences. Sinon, il faudra ressemer. Après, ils travaillent la terre et forment des buttes autour des jeunes plants. Les parcelles de terre sont entretenues, donc il n’y a pas de mauvaises herbes et le bétail doit se nourrir ailleurs.
Pendant cette période, les enfants ne vont pas à l’école : ils doivent aider aux champs. Comment cela se passe-t-il exactement avec les filles du projet?
Le responsable Timothée nous enverra bientôt un compte rendu à ce sujet. Il nous a déjà envoyé un mail détaillé avec des photos sur le démarrage du projet. Vous le trouverez sur le blog.
La musique du Mali.
Julien Dembélé, le musicien malien dont nous avons enregistré un CD l’année passée, a fait une tournée aux Pays-Bas. Avec d’autres musiciens du Mali, il a donné une dizaine de concerts. Il y a eu un enregistrement en studio avec de nouvelles chansons. Lors de quelques petits concerts, nous avons eu l’occasion de vendre des bibelots et des sacs du Mali au profit de Malikanu. C’était très agréable de rencontrer quelques lecteurs du Malimail pendant ces concerts. Pour plus de précisions : la tournée n’est pas un projet de Malikanu et elle est financièrement indépendante.
L’association Malikanu a un logo!
L’ébauche est de Mahamane, le responsable du projet à Bamako, et Hamidou, un des
accompagnateurs d’activité, l’a informatisé. Nous pouvons l’utiliser en Europe pour les correspondances et dans le Malimail. Au Mali, le logo a une fonction plus claire : on a l’habitude de mentionner à chaque projet les partenaires sur un panneau.
Remerciements spéciaux.
Merci à tous nos donateurs fidèles. Merci également à tous les inconnus dont je n’ai pas les adresses (mail).
Un remerciement tout particulier à ceux qui ont fait quelque chose de spécial :
- l’église « du Keizersgracht d’Amsterdam », qui a subventionné le projet pour
cinq jeunes mères célibataires de Bandiagara.
- Yvonne et Mélissa, du magasin d’équitation « Atorka », et le manège « de
lindenboom », qui ont versé à Malikanu leur bénéfice obtenu lors d’un concours
de jubilé.
- Herman, qui a versé une somme élevée en 2009 et qui depuis, fait des dons
annuels.
- Le « A-Team » qui est déjà venu deux fois travailler chez nous à la ferme et qui
a fait don à Malikanu de l’argent économisé.
- Les personnes qui envoient leurs voeux de Noël par e-mail et non pas par
courrier postal. De cette façon, ils ont pu verser une somme considérable et ont
fait connaître l’association.
- Le dentiste, qui a donné 800 brosses à dents.
Le Malikadoshop.
Les filles et les femmes qui ont participé aux cours de couture ont cousu une grande quantité de sacs. Ce sont des sacs simples avec une bandoulière, faits en tissu africain bariolé. Nous les avons emportés et nous les vendons pour 5 euros : 3 euros sont pour les femmes, elles l’utilisent un peu pour acheter du nouveau matériel et ce qu’il reste est pour elles, et 2 euros vont à Malikanu, pour
continuer à soutenir les projets.
CD musique malienne.
Chant, guitare, balafon et percussions. Avec beaucoup d’enthousiasme, Julien Dembélé chante en Bambara et en Bobo l’histoire du Mali, les traditions et usages, et les développements actuels.
Une rencontre due au hasard, l’admiration pour ces jeunes musiciens, une bonne idée et un enregistrement ont eu pour résultat ce CD plein de superbe musique africaine.
La musique est la même, mais le CD a une nouvelle couverture. Merci beaucoup à Wil van de Kamp.
Vous pouvez écouter le morceau « Loylo » sur youtube.com ‘Julien Dembele’.
Le CD coûte 10 euros + 1,50 euros de frais de port.
Voulez-vous plus d’information sur le CD ou commander un sac ? malikanu.wendela@gmail.com
Le but de l’association Malikanu est de soutenir de petites initiatives au Mali.
Nous le faisons sous forme de:
- Microcrédits aux femmes à Bamako pour qu’elles puissent elles-mêmes développer
une activité pour gagner leur vie.
- Une aide pour éviter que des jeunes filles enceintes et des jeunes mères
célibataires ne doivent quitter l’école trop tôt. « L’enseignement est le
meilleur moyen dans la lutte contre la pauvreté ».
- La distribution de fournitures scolaires aux enfants qui, sinon, ne peuvent pas
aller à l’école.
Nous travaillons sur place directement avec les responsables des projets, qui savent précisément où sont les problèmes et aussi, où sont les solutions.
Chaque euro est utilisé pour les projets car nous ne gardons rien pour l’association.
Vous pouvez nous soutenir :
- en versant chaque mois un petit montant
- en faisant un versement ponctuel
- en organisant une action
- en envoyant le Malimail pour en faire de la publicité
- nous pouvons vous envoyer une brochure en PDF à imprimer facilement
- en achetant des sacs et des CD
Le Malimail
Association Malikanu
Sieuras, Mars 2011
Les Bogolans de Endé.
Des Bogolans sont des tissus coloriés de coton. Les tissus sont utilisés pour les habits mais aussi comme rideau devant la porte contre les moustiques, ou ils sont vendus aux touristes. Ce sont des toiles magnifiques avec des motifs différents en teints de terre.
Malikanu soutient un projet à Endé pour reprendre la production de bogolans.
Amadou et Adama, nos responsables de projet à Endé nous informent par mail du projet bogolan:
« Premièrement le projet bogolan est un moyen de lutte contre la pauvreté. Les femmes un peu plus âgées gagnent quelques sous et ça les aide à passer les mois dans lesquels il y a peu ou pas de revenu agricole. Mais ensuite le projet est un moyen contre le chômage. L’activité en commun de fabrication de bogolans renforce la possibilité des femmes à gérer un revenu pour leurs besoins quotidiens. »
« Initialement la production de ces tissus occupait une importante place économique, juste après l’agriculture. Mais la production s’était presque arrêtée. Maintenant quelques touristes visitent le village, souvent ils apprécient ces tissus traditionnels, c’est bien pour la vente. Le projet est intéressant parce que les étapes de production sont faites par de différentes personnes. Les femmes ont traditionnellement un rôle dans la préparation du coton, les hommes alors dans le tissage. Du point de vue culturel et éducatif le projet est donc important. »
« La première phase est maintenant accomplie. Les femmes ont nettoyé le coton et l’ont filé en deux épaisseurs. Les fils ont été embobinés et le tisserand – un très vieil homme-en a tissé des bandes. Celles-ci sont cousues les unes aux autres et les tissus sont teints avec des motifs différents. Les couleurs sont faites avec des pigments naturels comme la terre, le charbon et les plantes. La vente peut commencer après. Quand tout sera prêt, tout sera vendu dans l’intention de récolter assez d’argent pour démarrer une nouvelle production. De cette façon le projet se maintiendra à plus long terme. »
Malikanu a financé les frais pour la première livraison de coton ainsi que l’achat d’un genre de peignes pour carder le coton brut.
Wendela et Adama aident une des participantes du projet bogolan avec le coton brut.
Les collégiennes à Bandiagara.
Comme l’année scolaire précédente il y a de nouveau dix filles dans le projet de Bandiagara. Ce projet concerne le soutien de collégiennes qui sont enceintes et qui de ce fait risquent d’être mises sur le pavé.
Le projet est dirigé par Timothée, le directeur d’école qui a une grande autorité dans la région. De ces nouvelles élèves du projet certaines sont enceintes, d’autres portent leur bébé sur le dos.
Pendant notre séjour à Bandiagara un nouveau groupe démarre avec toute une cérémonie ! En présence des parents et des filles Timothée explique le but du soutien : que les filles continuent à fréquenter l’école. Pour atteindre cela, le soutien des parents est nécessaire pour qu’ils puissent s’occuper du bébé. Le projet prévoit le don de quelques sacs de riz et de millet.
Ce n’est pas une récompense pour la grossesse mais un coup de pousse pour toute la famille si la mère adolescente continue d’aller à l’école.
C’est la deuxième année que ce projet existe. Nous avons appliqué quelques adaptations. Il y a moins d’affaires que nous passons aux familles. Par contre chaque mois, Marie une assistante sociale rend visite aux familles pour continuer à suivre les filles et leurs bébés.
Nous avons aussi revu les participantes de l’année précédente. En général elles se portent bien. Une des filles n’est pas restée à l’école mais elle est partie à Bamako. Les autres disent que le projet les a bien aidées. En fait elles aimeraient rester en groupe ensemble. Certaines n’osent pas parler en français, d’autres ne veulent pas parler en présence d’hommes.
Quand ceux-ci quittent le local de classe pour cette raison, elles commencent à parler vivement en dogon, leur langue maternelle. Marie l’assistante scolaire traduit pour nous. C’est remarquable qu’il y aie des filles qui s’expriment très bien et qui savent précisément quels sont les problèmes.
Il me semble très utile de continuer à impliquer ces filles aux projets comme conseillères pour leurs copines ou leurs petites soeurs.
A Bandiagara Timothée a également mis au point un programme de nettoyage pour toutes les écoles. Des brouettes, des pelles, des gants et d’autre matériel ont été achetés avec l’aide de Malikanu. En plus on enseigne aux élèves le nettoyage, l’importance de l’hygiène dans la vie quotidienne et on donne des informations sur les maladies.
Les élèves vont –en équipe-nettoyer l’école et la grande cour eux-mêmes.
De la confiture de mangues à Bamako.
A Bamako Malikanu soutient un centre du quartier, ici les enfants du quartier Sikoroni se retrouvent après l’école pour le soutien scolaire, pour l’ambiance et l’accueil. Malikanu propose aussi des genres de micro crédits à quelques femmes. Mahamane, un des piliers du centre du quartier est notre responsable ici.
Cette année un nouveau projet de micro crédits a démarré pour dix-sept femmes. Elles empruntent 40 € et remboursent la moitié après un an. Le plus souvent elles ont un petit stand au marché et peuvent maintenant agrandir un peu leur commerce.
L’emplacement a déménagé cette année vers un service du centre du quartier dans le
périphérique de Sikoroni. Il y a beaucoup de gens qui n’ont jamais eu de l’aide d’aucune manière, simplement parce qu’ils habitent tellement loin.
Malikanu a investi aussi un peu dans la location. Le centre a fourni les tables et les bancs.
Maintenant deux fois par semaine les femmes se retrouvent ici pour des cours d’alphabétisation.
Wendela envisage d’acheter de ses propres moyens un lopin de terre dans ce coin. Elle voudrait y aménager un espace pour ce projet et pour d’autres activités, comme un atelier de couture. Elle pense déjà à un endroit précis. Il y pousse un manguier gigantesque, donc pourquoi pas faire de la confiture de mangues avec du yaourt de lait de chèvre? Plus de nouvelles plus tard.
Malikanu et les responsables de projet au Mali vous remercient cordialement pour
votre soutien à ces projets.
Le Malikadoshop.
Les filles et les femmes qui ont participé au cours de couture ont cousu un grand tas de sacs. Ce sont des sacs simples avec une bandoulière, faits de tissus africains en diverses couleurs vives.
Nous les ont amenés et vous les proposent à 5 €. 3 € sont pour les femmes pour acheter du nouveau matériel, 2 € est pour Malikanu pour pouvoir continuer à soutenir les projets.
CD Musique de Mali.
Chant, guitare, balafon et percussion.
Avec beaucoup d’enthousiasme Julien Dembélé chante en Bambara et en Bobo, l’histoire du Mali, les traditions et usages et les développements actuels.
Un rencontre fortuit, l’admiration pour ces jeunes musiciens, une bonne idée et un
enregistrement ont eu pour résultat ce CD plein de musique africaine délicieuse. Vous pouvez écouter le morceau ‘loylo’ sur youtube.com ‘Julien Dembele’. Le CD coûte 10 € + 1.50 € de port.
Vous voulez plus d’informations ?
Vous voulez commander un sac ou un CD ? malikanu.wendela@gmail.com
Sieuras, Mars 2011
Les Bogolans de Endé.
Des Bogolans sont des tissus coloriés de coton. Les tissus sont utilisés pour les habits mais aussi comme rideau devant la porte contre les moustiques, ou ils sont vendus aux touristes. Ce sont des toiles magnifiques avec des motifs différents en teints de terre.
Malikanu soutient un projet à Endé pour reprendre la production de bogolans.
Amadou et Adama, nos responsables de projet à Endé nous informent par mail du projet bogolan:
« Premièrement le projet bogolan est un moyen de lutte contre la pauvreté. Les femmes un peu plus âgées gagnent quelques sous et ça les aide à passer les mois dans lesquels il y a peu ou pas de revenu agricole. Mais ensuite le projet est un moyen contre le chômage. L’activité en commun de fabrication de bogolans renforce la possibilité des femmes à gérer un revenu pour leurs besoins quotidiens. »
« Initialement la production de ces tissus occupait une importante place économique, juste après l’agriculture. Mais la production s’était presque arrêtée. Maintenant quelques touristes visitent le village, souvent ils apprécient ces tissus traditionnels, c’est bien pour la vente. Le projet est intéressant parce que les étapes de production sont faites par de différentes personnes. Les femmes ont traditionnellement un rôle dans la préparation du coton, les hommes alors dans le tissage. Du point de vue culturel et éducatif le projet est donc important. »
« La première phase est maintenant accomplie. Les femmes ont nettoyé le coton et l’ont filé en deux épaisseurs. Les fils ont été embobinés et le tisserand – un très vieil homme-en a tissé des bandes. Celles-ci sont cousues les unes aux autres et les tissus sont teints avec des motifs différents. Les couleurs sont faites avec des pigments naturels comme la terre, le charbon et les plantes. La vente peut commencer après. Quand tout sera prêt, tout sera vendu dans l’intention de récolter assez d’argent pour démarrer une nouvelle production. De cette façon le projet se maintiendra à plus long terme. »
Malikanu a financé les frais pour la première livraison de coton ainsi que l’achat d’un genre de peignes pour carder le coton brut.
Wendela et Adama aident une des participantes du projet bogolan avec le coton brut.
Les collégiennes à Bandiagara.
Comme l’année scolaire précédente il y a de nouveau dix filles dans le projet de Bandiagara. Ce projet concerne le soutien de collégiennes qui sont enceintes et qui de ce fait risquent d’être mises sur le pavé.
Le projet est dirigé par Timothée, le directeur d’école qui a une grande autorité dans la région. De ces nouvelles élèves du projet certaines sont enceintes, d’autres portent leur bébé sur le dos.
Pendant notre séjour à Bandiagara un nouveau groupe démarre avec toute une cérémonie ! En présence des parents et des filles Timothée explique le but du soutien : que les filles continuent à fréquenter l’école. Pour atteindre cela, le soutien des parents est nécessaire pour qu’ils puissent s’occuper du bébé. Le projet prévoit le don de quelques sacs de riz et de millet.
Ce n’est pas une récompense pour la grossesse mais un coup de pousse pour toute la famille si la mère adolescente continue d’aller à l’école.
C’est la deuxième année que ce projet existe. Nous avons appliqué quelques adaptations. Il y a moins d’affaires que nous passons aux familles. Par contre chaque mois, Marie une assistante sociale rend visite aux familles pour continuer à suivre les filles et leurs bébés.
Nous avons aussi revu les participantes de l’année précédente. En général elles se portent bien. Une des filles n’est pas restée à l’école mais elle est partie à Bamako. Les autres disent que le projet les a bien aidées. En fait elles aimeraient rester en groupe ensemble. Certaines n’osent pas parler en français, d’autres ne veulent pas parler en présence d’hommes.
Quand ceux-ci quittent le local de classe pour cette raison, elles commencent à parler vivement en dogon, leur langue maternelle. Marie l’assistante scolaire traduit pour nous. C’est remarquable qu’il y aie des filles qui s’expriment très bien et qui savent précisément quels sont les problèmes.
Il me semble très utile de continuer à impliquer ces filles aux projets comme conseillères pour leurs copines ou leurs petites soeurs.
A Bandiagara Timothée a également mis au point un programme de nettoyage pour toutes les écoles. Des brouettes, des pelles, des gants et d’autre matériel ont été achetés avec l’aide de Malikanu. En plus on enseigne aux élèves le nettoyage, l’importance de l’hygiène dans la vie quotidienne et on donne des informations sur les maladies.
Les élèves vont –en équipe-nettoyer l’école et la grande cour eux-mêmes.
De la confiture de mangues à Bamako.
A Bamako Malikanu soutient un centre du quartier, ici les enfants du quartier Sikoroni se retrouvent après l’école pour le soutien scolaire, pour l’ambiance et l’accueil. Malikanu propose aussi des genres de micro crédits à quelques femmes. Mahamane, un des piliers du centre du quartier est notre responsable ici.
Cette année un nouveau projet de micro crédits a démarré pour dix-sept femmes. Elles empruntent 40 € et remboursent la moitié après un an. Le plus souvent elles ont un petit stand au marché et peuvent maintenant agrandir un peu leur commerce.
L’emplacement a déménagé cette année vers un service du centre du quartier dans le
périphérique de Sikoroni. Il y a beaucoup de gens qui n’ont jamais eu de l’aide d’aucune manière, simplement parce qu’ils habitent tellement loin.
Malikanu a investi aussi un peu dans la location. Le centre a fourni les tables et les bancs.
Maintenant deux fois par semaine les femmes se retrouvent ici pour des cours d’alphabétisation.
Wendela envisage d’acheter de ses propres moyens un lopin de terre dans ce coin. Elle voudrait y aménager un espace pour ce projet et pour d’autres activités, comme un atelier de couture. Elle pense déjà à un endroit précis. Il y pousse un manguier gigantesque, donc pourquoi pas faire de la confiture de mangues avec du yaourt de lait de chèvre? Plus de nouvelles plus tard.
Malikanu et les responsables de projet au Mali vous remercient cordialement pour
votre soutien à ces projets.
Le Malikadoshop.
Les filles et les femmes qui ont participé au cours de couture ont cousu un grand tas de sacs. Ce sont des sacs simples avec une bandoulière, faits de tissus africains en diverses couleurs vives.
Nous les ont amenés et vous les proposent à 5 €. 3 € sont pour les femmes pour acheter du nouveau matériel, 2 € est pour Malikanu pour pouvoir continuer à soutenir les projets.
CD Musique de Mali.
Chant, guitare, balafon et percussion.
Avec beaucoup d’enthousiasme Julien Dembélé chante en Bambara et en Bobo, l’histoire du Mali, les traditions et usages et les développements actuels.
Un rencontre fortuit, l’admiration pour ces jeunes musiciens, une bonne idée et un
enregistrement ont eu pour résultat ce CD plein de musique africaine délicieuse. Vous pouvez écouter le morceau ‘loylo’ sur youtube.com ‘Julien Dembele’. Le CD coûte 10 € + 1.50 € de port.
Vous voulez plus d’informations ?
Vous voulez commander un sac ou un CD ? malikanu.wendela@gmail.com
dimanche 2 janvier 2011
les meilleurs voeux de l'Association Malikanu directement du Mali.
Dans le pays du Dogon, quand on rencontre quelqu’un on se demande pas seulement :
comment ça va ? Mais on demande comment va ta famille, comment vont tes parents, tes
enfants, tes animaux ; comment va ta santé, ton travail ?..... Un dialogue long mais important parce que dans le Dogon la santé est précieuse.
Comme les gens du Dogon, Malikanu te souhaite pour 2011 une bonne santé aussi pour ta famille, tes enfants, tes parents, tes animaux. Et une année prospère au travail, dans la vie.
Le dialogue au pays Dogon se termine par Ya-poh ! Ya-poh ! (Merci, merci !) Souvent à peine audible pour l’autre parce qu’il est déjà loin…
Malikanu te remercie pour ton aide l’année passée – Ya-poh ! Nous espérons
pouvoir coopérer à nouveau pour soutenir le projet d’école au pays Dogon et les
autres projets au Mali.
Au nom des promoteurs Amadou et Adama à Endé/Dogon, Timothée à Bandiagara,
Mahamane à Bamako et du bureau de l’association Malikanu,
Wendela Engelhard, David Engelhard, Nicole Damen
mercredi 15 septembre 2010
La rentrée pour tous-au Mali aussi

Association Malikanu
Action: La rentrée pour tous-au Mali aussi
C’est la rentrée scolaire – en Europe, mais aussi au Mali.
En Afrique, au moment de la rentrée scolaire, tous sont très occupés aux champs. Les réserves se font rares car la nouvelle récolte est attendue seulement pour la fin d’octobre. Souvent, il faut acheter de la nourriture. C’est la période la plus pauvre de l’année et c’est maintenant aussi qu’il faut acheter les fournitures scolaires. Pour les deux premières classes, il y a juste besoin d’une ardoise et d’une éponge mais pour les plus grands, il faut des cahiers, des stylos, des gommes et du matériel de calcul.
L’année passée, Malikanu a aidé durant cette période tout un quartier à Endé. Deux cents élèves allaient alors à l’école, bien plus que d’habitude. C’est vraiment positif parce qu’aller à l’école est la seule issue efficace à la pauvreté. L’association Malikanu est fière d’avoir pu, l’année passée, donner cette chance à de nombreux enfants. Elle aimerait le refaire cette année – pour encore plus d’enfants.
Les frais pour les fournitures sont de 4.000 CFA environ ; cela fait 7 euros par enfant. Il nous faut donc une somme de 1400 euros. Un montant énorme pour ce quartier, mais pour nous c’est réalisable si nous cotisons tous un peu. D’ailleurs, nous ne finançons pas tous les frais d’un enfant scolarisé, mais à peu près la moitié. L’autre moitié, comme le t-shirt obligatoire, est payée par les parents.
Nous coopérons avec une association locale en lui donnant les moyens d’acheter sur place les fournitures et de les distribuer. De cette façon, chaque enfant reçoit ce qu’il lui faut.
Bien évidemment, les parents et l’école sont impliqués aussi.
Si tu veux participer pour qu’un enfant puisse aller à l’école, fais alors un virement de 7 euros.
Plus ou moins… c’est bon aussi. Comme pour tous nos autres projets, les enfants profiteront de la totalité des dons… nous ne gardons rien entre nos mains !
Banque : Crédit Agricole, 09120 Lézat sur Lèze N° de compte : 21764093000
Au nom de Association Malikanu, Tous à l’école.
Chèque à l’ordre de Association Malikanu, Soulere, 09130 Sieuras.
Pour plus d’infos : malikanu.wendela@gmail.com et dans les bulletins ‘le Malimail’ sur le blog
info-malikanu.blogspot.com
samedi 17 juillet 2010
Le Malimail, juillet 2010

Qu’est-ce que l’Association Malikanu a fait l’année passée avec vos dons ?
Dans ce Malimail spécial, nous vous informons sur le côté financier des projets. Ainsi vous pourrez lire que votre argent - d’après nous – a été bien utilisé.
En général, nous sommes très contents des activités et des résultats de l’année. La coopération avec nos partenaires au Mali a été très positive. À chaque fois, nous sommes agréablement surpris de voir comment les donateurs, en France et aux Pays-Bas, sont impliqués et généreux.
LE MICRO CRÉDIT À BAMAKO
Nous avons soutenu à Bamako un projet qui donne un « coup de pouce » aux femmes pour qu’elles déploient une activité qui leur permette de gagner leur vie. Il s’agit d’une aide en forme de micro crédit : les femmes peuvent emprunter une certaine somme qu’elles remboursent (partiellement) au bout d’un certain temps.
Dans le quartier de Sikoroni, un groupe de dix-sept femmes a été accepté. Elles ont toutes démarré leur propre projet. Elles sont accompagnées par Dramane qui s’occupe aussi des cours d’alphabétisation.
Les femmes ont pu développer leur boutique ou leur petit commerce. Elles remboursent chaque mois leur crédit, quelques-unes avec du retard. L’une d’elles est tombée gravement malade et une autre a eu un enfant malade, raison pour laquelle elles ne pouvaient plus participer. À noter qu’il était difficile pour les femmes de suivre les cours d’alphabétisation régulièrement. La raison : beaucoup de travail et de soucis avec les enfants. Mais elles ne sont peut-être pas trop motivées pour apprendre à lire et à écrire ? Probablement, il nous faudrait une autre approche.
À Bamako, le premier projet est terminé, il s’est bien passé mais il y aura quand même des changements la prochaine fois. Notre partenaire à Bamako, Mahamane, nous propose d’accueillir un groupe de femmes de la même profession. Ensemble, elles seront responsables du projet. C’est une formule traditionnelle en Afrique. Plus d’informations dans un prochain Malimail.
Ce plan nous a coûté 2000 € environ dont plus de la moitié sous forme de micro crédits. L’autre partie a été dépensée en sacs de riz pour que les femmes puissent investir l’argent dans leur petit commerce et non pas obligatoirement acheter de la nourriture.
LES ENFANTS À L’ÉCOLE
A Endé, deux cents enfants ont été à l’école avec les affaires de classe nécessaires, avec une dépense de 1200 €. L’argent a été collecté aux Pays-Bas et en France et utilisé directement à Endé pour l’achat des fournitures scolaires. Les parents ont été bien aidés avec cette action, ils étaient très reconnaissants.
Pour l’année prochaine, nous allons essayer de récolter de la même façon des dons pour ces enfants mais aussi pour ceux d’un quartier voisin.
Cet année, Wendela a donné des cours de couture à Bamako, et quelques filles ont fabriqué elles-mêmes deux cents cartables ! À la rentrée, les écoliers de Endé pourront y ranger leurs affaires.
Le coût des cartables a été de 450 €. Il y a eu deux effets : les filles ont gagné quelques sous et les écoliers auront leurs cartables. D’une pierre deux coups !
ENCEINTE ET QUAND MÊME À L’ÉCOLE
À Bandiagara, dix filles enceintes font partie du projet qui tente de les maintenir à l’école. Les filles enceintes perdent souvent le respect de leur famille et doivent de ce fait interrompre leurs études secondaires. Dans notre projet, le directeur de l’école a essayé par divers moyens de maintenir ou de restaurer le lien avec les parents pour pouvoir garder les jeunes filles à l’école.
Le projet continue mais nous avons remarqué que le contact avec les parents a été amélioré dès le début et toutes les filles sont restées à l’école. Trois d’entre elles ont fait une fausse-couche, les autres ont accouché entre-temps.
Les problèmes que connaissent ces jeunes mères célibataires sont - comme beaucoup de situations au Mali - surtout dus à une grande pauvreté. Tomber enceinte est souvent synonyme de quitter l’école, ne pas pouvoir travailler et du coup, ne rien avoir à manger. Avec un peu d’aide sous forme de nourriture pour toute la famille, on arrange déjà beaucoup les choses. Le directeur Timothée est par ailleurs très prudent et prend toutes les précautions pour que l’aide ne soit pas vue comme une récompense. Jusqu’à présent, le projet a coûté 1600 €.
APPRENDRE UN MÉTIER À BAMAKO
Il y a eu aussi l’installation d’un atelier de couture à Bamako. Les jeunes filles et les femmes peuvent y travailler de façon indépendante et fabriquer des articles pour la vente. Malikanu pourrait vendre une partie des affaires en Europe, mais elles cousent des vêtements pour leur propre usage et pour la vente locale. Surtout, les vêtements d’enfants manquent dans le quartier. Notre idée n’est absolument pas de faire manquer l’école aux jeunes filles mais pendant les vacances, elles peuvent gagner un peu d’argent et apprendre un métier, ce qui est indispensable pour leur avenir.
Dans le quartier de Sikoroni, on ne trouvait aucun endroit où se mettre ensemble à l’ombre. Une association amie a fait le nécessaire pour réaliser un petit parc, Malikanu s’est chargé d’une partie de l’aménagement.
Que faire d’un espace vert quand on est très pauvre ? Il s’agissait d’un terrain que la commune voulait vendre à des investisseurs. Le Centre d’écoute, l’organisme qui s’occupe des enfants de la rue, a voulu l’éviter et donner un caractère collectif à ce quartier. C’est bénéfique pour le bien-être des habitants.
Le petit parc donne aussi un peu de travail : quelqu’un s’occupe de l’entretenir et il y a un mini bar où l’on peut vendre de la limonade, du thé ou du Nescafé.
De plus, quel soulagement de pouvoir faire causette dans un parc vert, dans ce quartier où tout est sable et où il y a beaucoup d’ordures dans les rues…
BOGOLANS TRADITIONNELS
Nos partenaires à Endé, Amadou et Adama, proposent de relancer la fabrication traditionnelle des Bogolans : ce sont des pièces de tissu de 120x200 cm qui servent essentiellement de vêtements : une jupe-enveloppe et une chemise pour les femmes, un pantalon et une tunique pour les hommes, de couleur bleu profond.
Il faut acheter le coton, le filer puis tisser les toiles et les teindre avec de l’indigo. Après, il faut coudre les bandes ensemble et enfin on peut vendre ces bogolans magnifiques. Malikanu s’occupera des premiers investissements. C’est un plan magnifique qui se remboursera de lui-même, en principe.
Si tout va bien, le projet deviendra indépendant et les personnes qui y travailleront gagneront un peu d’argent. C’est sympathique que tout le monde, jeunes et vieux, hommes et femmes, participent au procédé de fabrication.
Traditionnellement, ce sont les femmes âgées qui filent, les hommes mûrs qui tissent, les jeunes hommes qui cousent et les femmes et les jeunes filles qui teignent. Ils peuvent utiliser les tissus pour eux-mêmes mais aussi les vendre directement. Nous pouvons les ramener en Europe et les vendre ici… Ils sont vraiment superbes !
Plus d’infos plus tard.
DE LA MUSIQUE DU MALI
Wendela a vite eu l’idée d’un enregistrement quand elle a entendu, dans un restaurant de Bamako, un groupe qui jouait une musique tellement chouette. Sa nièce Josja avait avec elle du bon matériel d’enregistrement, en résulte donc un super CD. Le groupe est composé de Julien Dembélé le chanteur-guitariste, Kalifa le balafonniste et Issa le percussionniste. Un balafon est un instrument qui ressemble à un xylophone avec des calebasses en dessous qui servent de caisse de résonance. Le percussionniste joue sur une grande calebasse.

ACHETEZ CE CD POUR SEULEMENT 10 EUROS
Nous vendons le CD ici ; les musiciens en ont aussi acheté au prix coûtant une bonne quantité qu’ils vendent eux-mêmes. Le gain est en grande partie pour le groupe avec une donation par CD pour Malikanu.
L’investissement venait de Wendela.
Nous en avons vendu déjà des dizaines. Quelqu’un l’a appelé « un CD agréable avec une vraie musique traditionnelle », un autre le trouvait « très swinguant » et avait de l’estime pour le talent de Julien qui arrive à faire une musique subtile d’une façon sobre. A écouter et voir sur www.youtube.com au nom de Julien Dembélé. C’est un chant sur ‘ l’aide’ en général et sur ‘Malikanu’ en particulier.
Le CD coûte 10 € + 1,50 € de frais d’envoi.
Vous pouvez le commander par e-mail : malikanu.wendela@gmail.com ou envoyer un chèque à l’ordre de : Association Malikanu, ou encore par virement sur le compte bancaire indiqué ci-dessous.
UN MOT DE REMERCIEMENT
Dans sa première année d’existence, Malikanu a pu réaliser tous ces projets grâce à vos dons. Nous, Wendela et les autres membres du bureau, avons été surpris de l’enthousiasme de tant de gens qui ont donné de l’argent de diverses manières et qui ont soutenu Wendela dans son œuvre au Mali.
Quelques personnes font des versements automatiques chaque mois, d’autres font des dons en une seule fois. Quelqu’un a donné beaucoup d’argent qui a servi à un programme spécial.
Nos partenaires au Mali sont aussi très concernés par le développement des projets et leur exécution. Ils n’en profitent pas eux-mêmes mais ils sont prêts à mettre en œuvre leur expérience et leur connaissance des circonstances locales pour que l’aide soit un succès !
Nous voulons vous remercier tous, de tout cœur, en espérant pouvoir transmettre à travers les malimails un peu de la gratitude des enfants et de leurs parents.
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