Association Malikanu
Sieuras, Mars 2011
Les Bogolans de Endé.
Des Bogolans sont des tissus coloriés de coton. Les tissus sont utilisés pour les habits mais aussi comme rideau devant la porte contre les moustiques, ou ils sont vendus aux touristes. Ce sont des toiles magnifiques avec des motifs différents en teints de terre.
Malikanu soutient un projet à Endé pour reprendre la production de bogolans.
Amadou et Adama, nos responsables de projet à Endé nous informent par mail du projet bogolan:
« Premièrement le projet bogolan est un moyen de lutte contre la pauvreté. Les femmes un peu plus âgées gagnent quelques sous et ça les aide à passer les mois dans lesquels il y a peu ou pas de revenu agricole. Mais ensuite le projet est un moyen contre le chômage. L’activité en commun de fabrication de bogolans renforce la possibilité des femmes à gérer un revenu pour leurs besoins quotidiens. »
« Initialement la production de ces tissus occupait une importante place économique, juste après l’agriculture. Mais la production s’était presque arrêtée. Maintenant quelques touristes visitent le village, souvent ils apprécient ces tissus traditionnels, c’est bien pour la vente. Le projet est intéressant parce que les étapes de production sont faites par de différentes personnes. Les femmes ont traditionnellement un rôle dans la préparation du coton, les hommes alors dans le tissage. Du point de vue culturel et éducatif le projet est donc important. »
« La première phase est maintenant accomplie. Les femmes ont nettoyé le coton et l’ont filé en deux épaisseurs. Les fils ont été embobinés et le tisserand – un très vieil homme-en a tissé des bandes. Celles-ci sont cousues les unes aux autres et les tissus sont teints avec des motifs différents. Les couleurs sont faites avec des pigments naturels comme la terre, le charbon et les plantes. La vente peut commencer après. Quand tout sera prêt, tout sera vendu dans l’intention de récolter assez d’argent pour démarrer une nouvelle production. De cette façon le projet se maintiendra à plus long terme. »
Malikanu a financé les frais pour la première livraison de coton ainsi que l’achat d’un genre de peignes pour carder le coton brut.
Wendela et Adama aident une des participantes du projet bogolan avec le coton brut.
Les collégiennes à Bandiagara.
Comme l’année scolaire précédente il y a de nouveau dix filles dans le projet de Bandiagara. Ce projet concerne le soutien de collégiennes qui sont enceintes et qui de ce fait risquent d’être mises sur le pavé.
Le projet est dirigé par Timothée, le directeur d’école qui a une grande autorité dans la région. De ces nouvelles élèves du projet certaines sont enceintes, d’autres portent leur bébé sur le dos.
Pendant notre séjour à Bandiagara un nouveau groupe démarre avec toute une cérémonie ! En présence des parents et des filles Timothée explique le but du soutien : que les filles continuent à fréquenter l’école. Pour atteindre cela, le soutien des parents est nécessaire pour qu’ils puissent s’occuper du bébé. Le projet prévoit le don de quelques sacs de riz et de millet.
Ce n’est pas une récompense pour la grossesse mais un coup de pousse pour toute la famille si la mère adolescente continue d’aller à l’école.
C’est la deuxième année que ce projet existe. Nous avons appliqué quelques adaptations. Il y a moins d’affaires que nous passons aux familles. Par contre chaque mois, Marie une assistante sociale rend visite aux familles pour continuer à suivre les filles et leurs bébés.
Nous avons aussi revu les participantes de l’année précédente. En général elles se portent bien. Une des filles n’est pas restée à l’école mais elle est partie à Bamako. Les autres disent que le projet les a bien aidées. En fait elles aimeraient rester en groupe ensemble. Certaines n’osent pas parler en français, d’autres ne veulent pas parler en présence d’hommes.
Quand ceux-ci quittent le local de classe pour cette raison, elles commencent à parler vivement en dogon, leur langue maternelle. Marie l’assistante scolaire traduit pour nous. C’est remarquable qu’il y aie des filles qui s’expriment très bien et qui savent précisément quels sont les problèmes.
Il me semble très utile de continuer à impliquer ces filles aux projets comme conseillères pour leurs copines ou leurs petites soeurs.
A Bandiagara Timothée a également mis au point un programme de nettoyage pour toutes les écoles. Des brouettes, des pelles, des gants et d’autre matériel ont été achetés avec l’aide de Malikanu. En plus on enseigne aux élèves le nettoyage, l’importance de l’hygiène dans la vie quotidienne et on donne des informations sur les maladies.
Les élèves vont –en équipe-nettoyer l’école et la grande cour eux-mêmes.
De la confiture de mangues à Bamako.
A Bamako Malikanu soutient un centre du quartier, ici les enfants du quartier Sikoroni se retrouvent après l’école pour le soutien scolaire, pour l’ambiance et l’accueil. Malikanu propose aussi des genres de micro crédits à quelques femmes. Mahamane, un des piliers du centre du quartier est notre responsable ici.
Cette année un nouveau projet de micro crédits a démarré pour dix-sept femmes. Elles empruntent 40 € et remboursent la moitié après un an. Le plus souvent elles ont un petit stand au marché et peuvent maintenant agrandir un peu leur commerce.
L’emplacement a déménagé cette année vers un service du centre du quartier dans le
périphérique de Sikoroni. Il y a beaucoup de gens qui n’ont jamais eu de l’aide d’aucune manière, simplement parce qu’ils habitent tellement loin.
Malikanu a investi aussi un peu dans la location. Le centre a fourni les tables et les bancs.
Maintenant deux fois par semaine les femmes se retrouvent ici pour des cours d’alphabétisation.
Wendela envisage d’acheter de ses propres moyens un lopin de terre dans ce coin. Elle voudrait y aménager un espace pour ce projet et pour d’autres activités, comme un atelier de couture. Elle pense déjà à un endroit précis. Il y pousse un manguier gigantesque, donc pourquoi pas faire de la confiture de mangues avec du yaourt de lait de chèvre? Plus de nouvelles plus tard.
Malikanu et les responsables de projet au Mali vous remercient cordialement pour
votre soutien à ces projets.
Le Malikadoshop.
Les filles et les femmes qui ont participé au cours de couture ont cousu un grand tas de sacs. Ce sont des sacs simples avec une bandoulière, faits de tissus africains en diverses couleurs vives.
Nous les ont amenés et vous les proposent à 5 €. 3 € sont pour les femmes pour acheter du nouveau matériel, 2 € est pour Malikanu pour pouvoir continuer à soutenir les projets.
CD Musique de Mali.
Chant, guitare, balafon et percussion.
Avec beaucoup d’enthousiasme Julien Dembélé chante en Bambara et en Bobo, l’histoire du Mali, les traditions et usages et les développements actuels.
Un rencontre fortuit, l’admiration pour ces jeunes musiciens, une bonne idée et un
enregistrement ont eu pour résultat ce CD plein de musique africaine délicieuse. Vous pouvez écouter le morceau ‘loylo’ sur youtube.com ‘Julien Dembele’. Le CD coûte 10 € + 1.50 € de port.
Vous voulez plus d’informations ?
Vous voulez commander un sac ou un CD ? malikanu.wendela@gmail.com
dimanche 21 août 2011
dimanche 2 janvier 2011
les meilleurs voeux de l'Association Malikanu directement du Mali.
Dans le pays du Dogon, quand on rencontre quelqu’un on se demande pas seulement :
comment ça va ? Mais on demande comment va ta famille, comment vont tes parents, tes
enfants, tes animaux ; comment va ta santé, ton travail ?..... Un dialogue long mais important parce que dans le Dogon la santé est précieuse.
Comme les gens du Dogon, Malikanu te souhaite pour 2011 une bonne santé aussi pour ta famille, tes enfants, tes parents, tes animaux. Et une année prospère au travail, dans la vie.
Le dialogue au pays Dogon se termine par Ya-poh ! Ya-poh ! (Merci, merci !) Souvent à peine audible pour l’autre parce qu’il est déjà loin…
Malikanu te remercie pour ton aide l’année passée – Ya-poh ! Nous espérons
pouvoir coopérer à nouveau pour soutenir le projet d’école au pays Dogon et les
autres projets au Mali.
Au nom des promoteurs Amadou et Adama à Endé/Dogon, Timothée à Bandiagara,
Mahamane à Bamako et du bureau de l’association Malikanu,
Wendela Engelhard, David Engelhard, Nicole Damen
mercredi 15 septembre 2010
La rentrée pour tous-au Mali aussi

Association Malikanu
Action: La rentrée pour tous-au Mali aussi
C’est la rentrée scolaire – en Europe, mais aussi au Mali.
En Afrique, au moment de la rentrée scolaire, tous sont très occupés aux champs. Les réserves se font rares car la nouvelle récolte est attendue seulement pour la fin d’octobre. Souvent, il faut acheter de la nourriture. C’est la période la plus pauvre de l’année et c’est maintenant aussi qu’il faut acheter les fournitures scolaires. Pour les deux premières classes, il y a juste besoin d’une ardoise et d’une éponge mais pour les plus grands, il faut des cahiers, des stylos, des gommes et du matériel de calcul.
L’année passée, Malikanu a aidé durant cette période tout un quartier à Endé. Deux cents élèves allaient alors à l’école, bien plus que d’habitude. C’est vraiment positif parce qu’aller à l’école est la seule issue efficace à la pauvreté. L’association Malikanu est fière d’avoir pu, l’année passée, donner cette chance à de nombreux enfants. Elle aimerait le refaire cette année – pour encore plus d’enfants.
Les frais pour les fournitures sont de 4.000 CFA environ ; cela fait 7 euros par enfant. Il nous faut donc une somme de 1400 euros. Un montant énorme pour ce quartier, mais pour nous c’est réalisable si nous cotisons tous un peu. D’ailleurs, nous ne finançons pas tous les frais d’un enfant scolarisé, mais à peu près la moitié. L’autre moitié, comme le t-shirt obligatoire, est payée par les parents.
Nous coopérons avec une association locale en lui donnant les moyens d’acheter sur place les fournitures et de les distribuer. De cette façon, chaque enfant reçoit ce qu’il lui faut.
Bien évidemment, les parents et l’école sont impliqués aussi.
Si tu veux participer pour qu’un enfant puisse aller à l’école, fais alors un virement de 7 euros.
Plus ou moins… c’est bon aussi. Comme pour tous nos autres projets, les enfants profiteront de la totalité des dons… nous ne gardons rien entre nos mains !
Banque : Crédit Agricole, 09120 Lézat sur Lèze N° de compte : 21764093000
Au nom de Association Malikanu, Tous à l’école.
Chèque à l’ordre de Association Malikanu, Soulere, 09130 Sieuras.
Pour plus d’infos : malikanu.wendela@gmail.com et dans les bulletins ‘le Malimail’ sur le blog
info-malikanu.blogspot.com
samedi 17 juillet 2010
Le Malimail, juillet 2010

Qu’est-ce que l’Association Malikanu a fait l’année passée avec vos dons ?
Dans ce Malimail spécial, nous vous informons sur le côté financier des projets. Ainsi vous pourrez lire que votre argent - d’après nous – a été bien utilisé.
En général, nous sommes très contents des activités et des résultats de l’année. La coopération avec nos partenaires au Mali a été très positive. À chaque fois, nous sommes agréablement surpris de voir comment les donateurs, en France et aux Pays-Bas, sont impliqués et généreux.
LE MICRO CRÉDIT À BAMAKO
Nous avons soutenu à Bamako un projet qui donne un « coup de pouce » aux femmes pour qu’elles déploient une activité qui leur permette de gagner leur vie. Il s’agit d’une aide en forme de micro crédit : les femmes peuvent emprunter une certaine somme qu’elles remboursent (partiellement) au bout d’un certain temps.
Dans le quartier de Sikoroni, un groupe de dix-sept femmes a été accepté. Elles ont toutes démarré leur propre projet. Elles sont accompagnées par Dramane qui s’occupe aussi des cours d’alphabétisation.
Les femmes ont pu développer leur boutique ou leur petit commerce. Elles remboursent chaque mois leur crédit, quelques-unes avec du retard. L’une d’elles est tombée gravement malade et une autre a eu un enfant malade, raison pour laquelle elles ne pouvaient plus participer. À noter qu’il était difficile pour les femmes de suivre les cours d’alphabétisation régulièrement. La raison : beaucoup de travail et de soucis avec les enfants. Mais elles ne sont peut-être pas trop motivées pour apprendre à lire et à écrire ? Probablement, il nous faudrait une autre approche.
À Bamako, le premier projet est terminé, il s’est bien passé mais il y aura quand même des changements la prochaine fois. Notre partenaire à Bamako, Mahamane, nous propose d’accueillir un groupe de femmes de la même profession. Ensemble, elles seront responsables du projet. C’est une formule traditionnelle en Afrique. Plus d’informations dans un prochain Malimail.
Ce plan nous a coûté 2000 € environ dont plus de la moitié sous forme de micro crédits. L’autre partie a été dépensée en sacs de riz pour que les femmes puissent investir l’argent dans leur petit commerce et non pas obligatoirement acheter de la nourriture.
LES ENFANTS À L’ÉCOLE
A Endé, deux cents enfants ont été à l’école avec les affaires de classe nécessaires, avec une dépense de 1200 €. L’argent a été collecté aux Pays-Bas et en France et utilisé directement à Endé pour l’achat des fournitures scolaires. Les parents ont été bien aidés avec cette action, ils étaient très reconnaissants.
Pour l’année prochaine, nous allons essayer de récolter de la même façon des dons pour ces enfants mais aussi pour ceux d’un quartier voisin.
Cet année, Wendela a donné des cours de couture à Bamako, et quelques filles ont fabriqué elles-mêmes deux cents cartables ! À la rentrée, les écoliers de Endé pourront y ranger leurs affaires.
Le coût des cartables a été de 450 €. Il y a eu deux effets : les filles ont gagné quelques sous et les écoliers auront leurs cartables. D’une pierre deux coups !
ENCEINTE ET QUAND MÊME À L’ÉCOLE
À Bandiagara, dix filles enceintes font partie du projet qui tente de les maintenir à l’école. Les filles enceintes perdent souvent le respect de leur famille et doivent de ce fait interrompre leurs études secondaires. Dans notre projet, le directeur de l’école a essayé par divers moyens de maintenir ou de restaurer le lien avec les parents pour pouvoir garder les jeunes filles à l’école.
Le projet continue mais nous avons remarqué que le contact avec les parents a été amélioré dès le début et toutes les filles sont restées à l’école. Trois d’entre elles ont fait une fausse-couche, les autres ont accouché entre-temps.
Les problèmes que connaissent ces jeunes mères célibataires sont - comme beaucoup de situations au Mali - surtout dus à une grande pauvreté. Tomber enceinte est souvent synonyme de quitter l’école, ne pas pouvoir travailler et du coup, ne rien avoir à manger. Avec un peu d’aide sous forme de nourriture pour toute la famille, on arrange déjà beaucoup les choses. Le directeur Timothée est par ailleurs très prudent et prend toutes les précautions pour que l’aide ne soit pas vue comme une récompense. Jusqu’à présent, le projet a coûté 1600 €.
APPRENDRE UN MÉTIER À BAMAKO
Il y a eu aussi l’installation d’un atelier de couture à Bamako. Les jeunes filles et les femmes peuvent y travailler de façon indépendante et fabriquer des articles pour la vente. Malikanu pourrait vendre une partie des affaires en Europe, mais elles cousent des vêtements pour leur propre usage et pour la vente locale. Surtout, les vêtements d’enfants manquent dans le quartier. Notre idée n’est absolument pas de faire manquer l’école aux jeunes filles mais pendant les vacances, elles peuvent gagner un peu d’argent et apprendre un métier, ce qui est indispensable pour leur avenir.
Dans le quartier de Sikoroni, on ne trouvait aucun endroit où se mettre ensemble à l’ombre. Une association amie a fait le nécessaire pour réaliser un petit parc, Malikanu s’est chargé d’une partie de l’aménagement.
Que faire d’un espace vert quand on est très pauvre ? Il s’agissait d’un terrain que la commune voulait vendre à des investisseurs. Le Centre d’écoute, l’organisme qui s’occupe des enfants de la rue, a voulu l’éviter et donner un caractère collectif à ce quartier. C’est bénéfique pour le bien-être des habitants.
Le petit parc donne aussi un peu de travail : quelqu’un s’occupe de l’entretenir et il y a un mini bar où l’on peut vendre de la limonade, du thé ou du Nescafé.
De plus, quel soulagement de pouvoir faire causette dans un parc vert, dans ce quartier où tout est sable et où il y a beaucoup d’ordures dans les rues…
BOGOLANS TRADITIONNELS
Nos partenaires à Endé, Amadou et Adama, proposent de relancer la fabrication traditionnelle des Bogolans : ce sont des pièces de tissu de 120x200 cm qui servent essentiellement de vêtements : une jupe-enveloppe et une chemise pour les femmes, un pantalon et une tunique pour les hommes, de couleur bleu profond.
Il faut acheter le coton, le filer puis tisser les toiles et les teindre avec de l’indigo. Après, il faut coudre les bandes ensemble et enfin on peut vendre ces bogolans magnifiques. Malikanu s’occupera des premiers investissements. C’est un plan magnifique qui se remboursera de lui-même, en principe.
Si tout va bien, le projet deviendra indépendant et les personnes qui y travailleront gagneront un peu d’argent. C’est sympathique que tout le monde, jeunes et vieux, hommes et femmes, participent au procédé de fabrication.
Traditionnellement, ce sont les femmes âgées qui filent, les hommes mûrs qui tissent, les jeunes hommes qui cousent et les femmes et les jeunes filles qui teignent. Ils peuvent utiliser les tissus pour eux-mêmes mais aussi les vendre directement. Nous pouvons les ramener en Europe et les vendre ici… Ils sont vraiment superbes !
Plus d’infos plus tard.
DE LA MUSIQUE DU MALI
Wendela a vite eu l’idée d’un enregistrement quand elle a entendu, dans un restaurant de Bamako, un groupe qui jouait une musique tellement chouette. Sa nièce Josja avait avec elle du bon matériel d’enregistrement, en résulte donc un super CD. Le groupe est composé de Julien Dembélé le chanteur-guitariste, Kalifa le balafonniste et Issa le percussionniste. Un balafon est un instrument qui ressemble à un xylophone avec des calebasses en dessous qui servent de caisse de résonance. Le percussionniste joue sur une grande calebasse.

ACHETEZ CE CD POUR SEULEMENT 10 EUROS
Nous vendons le CD ici ; les musiciens en ont aussi acheté au prix coûtant une bonne quantité qu’ils vendent eux-mêmes. Le gain est en grande partie pour le groupe avec une donation par CD pour Malikanu.
L’investissement venait de Wendela.
Nous en avons vendu déjà des dizaines. Quelqu’un l’a appelé « un CD agréable avec une vraie musique traditionnelle », un autre le trouvait « très swinguant » et avait de l’estime pour le talent de Julien qui arrive à faire une musique subtile d’une façon sobre. A écouter et voir sur www.youtube.com au nom de Julien Dembélé. C’est un chant sur ‘ l’aide’ en général et sur ‘Malikanu’ en particulier.
Le CD coûte 10 € + 1,50 € de frais d’envoi.
Vous pouvez le commander par e-mail : malikanu.wendela@gmail.com ou envoyer un chèque à l’ordre de : Association Malikanu, ou encore par virement sur le compte bancaire indiqué ci-dessous.
UN MOT DE REMERCIEMENT
Dans sa première année d’existence, Malikanu a pu réaliser tous ces projets grâce à vos dons. Nous, Wendela et les autres membres du bureau, avons été surpris de l’enthousiasme de tant de gens qui ont donné de l’argent de diverses manières et qui ont soutenu Wendela dans son œuvre au Mali.
Quelques personnes font des versements automatiques chaque mois, d’autres font des dons en une seule fois. Quelqu’un a donné beaucoup d’argent qui a servi à un programme spécial.
Nos partenaires au Mali sont aussi très concernés par le développement des projets et leur exécution. Ils n’en profitent pas eux-mêmes mais ils sont prêts à mettre en œuvre leur expérience et leur connaissance des circonstances locales pour que l’aide soit un succès !
Nous voulons vous remercier tous, de tout cœur, en espérant pouvoir transmettre à travers les malimails un peu de la gratitude des enfants et de leurs parents.
Malimail - Février 2010

L’automne passé, Wendela est retournée au Mali. Elle y a visité les projets qui ont démarré avec vos donations. Sa petite-nièce l’accompagnait pour tourner un film dont nous reparlerons, mais tout d’abord : comment vont les projets ?
À Bandiagara : pas de récompense pour les grossesses
Wendela : “ Timothée, le directeur de l’école qui dirige notre projet, a sélectionné dix jeunes filles. Elles sont enceintes et de ce fait, elles risquent de ne pas pouvoir terminer leurs études. Nous aidons Timothée à les maintenir à l’école. Nous allons voir les jeunes filles chez elles. Elles habitent dans de petits villages sur un plateau rocheux.
De petites maisons, de belles granges à grains, construites d’argile et de matériaux végétaux. Des poules et des chèvres y traînent. Il y a un coucher de soleil magnifique. Les enfants viennent à notre rencontre. Tout me paraît idyllique mais en même temps, je sais que les apparences sont trompeuses.
C’est une vie dure. Les habitants sont des agriculteurs. Le mil est cultivé dans des champs de petite surface. À l’endroit où pendant la saison des pluies coulent de petits ruisseaux, un barrage a été construit. Après la saison des cultures, il y reste un peu d’eau. Les agriculteurs y font donc pousser des oignons et des tomates. Tout cela est très laborieux et toute la famille y travaille. Le résultat n’est pas génial. Dans des paniers qu’elles portent sur la tête, les femmes apportent leur maigre récolte au marché.
Après une longue journée d’école, les filles ont encore beaucoup à faire à la maison. Aller chercher de l’eau et laver le linge fait partie de leurs occupations quotidiennes. Souvent, il n’y a plus de temps pour les devoirs ; après le coucher de soleil, il fait noir partout.
La plupart des parents ne sont pas très ouverts lors de notre première visite. La grossesse de leurs filles est une affaire pénible. Il est difficile de marier les jeunes filles qui ont des bébés et de plus, ils se font du souci pour nourrir une bouche de plus !
Timothée prend tout son temps pour expliquer le projet aux parents. Il insiste sur le fait que, pour toute la famille, il est important que la jeune fille reste à l’école. Cela nécessite la coopération des parents.
Quelques jours plus tard a lieu la cérémonie d’ouverture du projet. Les dix jeunes filles sont présentes. Quelques unes sont visiblement enceintes, chez d’autres on ne remarque rien ou presque, et deux d’entre elles ont déjà accouché. Il y a aussi des parents, surtout des pères. Comme toujours en Afrique, il y a beaucoup de discours.
Chaque famille reçoit un grand sac de mil et de riz, une boite de lait en poudre et du savon. Elle reçoit aussi une enveloppe de 5000 CFA (7.50€) pour acheter de la viande et du poisson. 2500 CFA sont versés directement à l’école comme participation des parents. Cela doit être suffisant pour garder les jeunes filles à l’école. Il faut évidemment qu’il soit clair pour ces adolescentes qu’elles n’ont pas gagné un prix grâce à leur grossesse. Timothée le leur rappelle souvent. Elles sont dans une situation très pénible et c’est pour cela qu’elles reçoivent un soutien.
L’ambiance est meilleure après la cérémonie. Il est clair que les parents sont soulagés grâce à cette aide venue des Pays-Bas et de la France. Ils sont émus parce que loin de chez eux, il y a des gens qui s’engagent pour l’intérêt de leurs enfants.
Quand je reviens trois semaines plus tard, l’accueil est très chaleureux.
Les parents prennent le temps de nous raconter avec fierté qu’ils feront tout pour soutenir leurs filles. Entre-temps, l’une des jeunes filles a accouché. Jamais je n’ai tenu un si petit bébé dans mes bras. Un petit garçon, né avant celui-là, est mort du paludisme.”
Endé : fête sous les étoiles et tube au néon
L’année passée à Endé, avec l’action “Tous à l’école”, nous avons financé une partie des affaires scolaires des enfants. Le matin qui suit mon arrivée, je prends le petit déjeuner avec Amadou : des beignets traditionnels avec le Nescafé. Après, nous allons voir d’abord les Vieux du village comme le veut la tradition. Où que j’aille, je suis reçue partout avec respect. Quand j’arrive, les gens dans la rue me serrent la main et me remercient.
En Europe, on a du mal à s’imaginer l’importance de cette action. Les gens d’ici sont vraiment reconnaissants et le montrent bien.
Je suis intimidée car je réalise combien nos projets sont simples mais malgré tout efficaces. Il est clair qu’il y a plus d’enfants à l’école qu’auparavant.
Il nous restait un peu d’argent du projet, nous avons donc acheté deux
tableaux pour l’école.
Le soir après mon arrivée à Endé, il y a une fête de bienvenue. Tôt dans la soirée, les tambours préviennent les villageois. Sur une place du village, on installe déjà une batterie avec un long câble et un tube au néon.
Quand les tambours commencent, les gens se mettent tout de suite à danser, le plus souvent en groupe du même sexe et du même âge. Bien sûr, il y a un rigolo qui veut m’entraîner sur la piste de danse, mais je trouve que je dois d’abord m’exercer un peu. La façon de danser est tellement différente : rythmée, rapide et quand même retenue. Il n’y a que des tambours et ça suffit. Les danseurs tapent avec leurs pieds nus sur le sol, la poussière monte haut, tout cela sous un magnifique ciel étoilé. Le tube au néon n’a aucune chance. Quand la musique s’arrête, tout le monde s’en va. Qu’on dort bien sur le toit, sous les étoiles.”
Micro crédit avec cérémonie
Le projet à Bamako prévoit un soutien aux femmes qui veulent démarrer une petite entreprise. Au début, l’aide consistait en nourriture, mais il est apparu que les femmes avaient plus besoin d’un micro crédit. Néanmoins, le sac de mil et de riz continue à faire partie des subventions. Nous faisons cela pour éviter que les femmes aient à dépenser de l’argent pour les repas.
Les femmes décident elles-même comment dépenser le montant de ce crédit. L’une veut acheter une machine à coudre, l’autre veut échanger son commerce ambulant (des grands plateaux sur la tête) pour une petite boutique de chaussures. Une troisième veut agrandir son petit magasin. Je constate que les femmes sont très motivées. En fait, elles ne doivent pas rembourser la totalité de l’emprunt. Lors d’un projet précédent, dans lequel Malikanu n’était pas encore impliqué, le remboursement des dettes était une source de soucis. Pour cette raison, nous avons décidé que le dernier remboursement sera annulé. De cette façon, l’idée d’emprunt (au lieu de donation) reste intacte.
À nouveau, je participe à la cérémonie d’ouverture. On parle beaucoup, on explique et on pose beaucoup de questions en bambara, donc les grandes lignes sont traduites pour moi.
Les sacs de mil et de riz sont distribués, des photos sont prises, puis chaque femme reçoit une enveloppe et signe un contrat. De cette façon, elle s’engage officiellement dans le projet et est responsable du crédit. Toutes vont rembourser leur dette chaque mois. La cérémonie a été un moment vraiment spécial.”
Un documentaire sur les projets de Malikanu
Wendela était accompagnée de Josja, sa petite-nièce des Pays-Bas.
Celle-ci a filmé un documentaire sur les projets au Mali. Pour elle, c’est un objet
d’apprentissage et pour nous, une occasion unique pour obtenir des images.
Wendela et Josja ont visité les trois projets pour interviewer et filmer. Ainsi, Josja a filmé dans les villages du Pays Dogon chez les jeunes filles et leurs familles, l’école à Endé et le Centre d’écoute à Bamako.
Josja avait quelquefois du mal, avec sa grande caméra, à s’approcher de la pauvreté, mais tout le monde venait sans gêne devant la caméra pour parler. Elle a neuf heures d’enregistrement. Elle en tirera de toute façon un petit film pour le site Internet, mais aussi un plus long dans d’autres buts. Éventuellement, il y aura aussi un documentaire à montrer dans les écoles.
Plus d’informations dans les prochains Malimails !
Musique malienne
Dans un restaurant de Bamako, Wendela a rencontré un groupe de musiciens : un chanteur guitariste, un balafoniste (un balafon est un instrument qui ressemble à un xylophone en bois avec des calebasses en dessous comme caisse de résonance) et un percussionniste sur calebasse.
Cette musique était tellement agréable et de haut niveau qu’il a été décidé de l’enregistrer. Un CD va être gravé qui sera vendu aussi bien aux Pays-Bas qu’en France et au Mali. L’argent récolté sera surtout destiné aux musiciens, avec une petite donation pour Malikanu.
L’investissement n’était pas à la charge de Malikanu.
Dès qu’il sera prêt, le CD avec sa musique délicieuse pour tout le monde
sera à commander auprès de Wendela.
mercredi 30 septembre 2009
Le Malimail 02
Association MALIKANU
Sieuras, le 30 août 2009
Voici le deuxième Malimail de Malikanu, une association qui soutient des petits projets au Mali.
Vous y trouverez le récit du voyage de Wendela au printemps dernier, pendant lequel elle a revisité les trois projets dont il était déjà question dans Le Malimail 01.
Vous y lirez également un article de Mahamane Maiga, directeur du Centre d’écoute de Bamako qui nous présente le projet « Musow Wilila », réalisé partiellement grâce à Malikanu.
Retour au Mali.
En avril dernier, Wendela est retournée au Mali pour préparer les trois projets soutenus par l’association Malikanu. Entre parenthèses, 100 % de toutes vos donations vont aux projets. Tous les frais et dépenses de voyage sont à notre charge.
Voici ce qu’elle nous écrit de son séjour :
Revenir à Bamako devient un peu comme revenir à la maison ! Je suis accueillie chaleureusement par Mahamane, notre responsable du projet dans le quartier de Sikoroni. Nous avons programmé ici un projet qui permet aux femmes de se créer une activité génératrice d’un petit revenu. Par exemple : un stand au marché avec du poisson frit, un petit commerce de mangues, un potager à l’orée du quartier, au bord du ruisseau… Ce projet est destiné à des mères ayant en charge beaucoup d’enfants mais sans mari, en général décédé. Tous les six mois, un groupe de 15 femmes peut y participer. Ce groupe est sélectionné en coordination avec le dispensaire du quartier. Environ la moitié des femmes sont séropositives. Elles obtiennent un micro-crédit dont elles devront rembourser 50% durant le projet. Au début, elles reçoivent également un sac de riz de 50 kg, du sucre et du lait, afin d’éviter qu’elles dépensent l’argent emprunté à l’achat de nourriture au lieu de l’investir dans leur petite entreprise. Elles suivent 2 matins par semaine une formation. C’est également un moment de partage de leurs expériences. Un moniteur du centre prend les cours en charge et une accompagnatrice suit personnellement chaque participante et lui rend visite chaque mois. Mahamane a déjà l’expérience de ce genre de projets.
Pour chaque groupe de 15 femmes participant au projet, 3400 € sont nécessaires. Le centre d’écoute peut investir 900 € sous forme de locaux, de cours, de main d’œuvre et de transport. Malikanu voudrait participer aux 2500 € restants.
Durant mon séjour ici, je suis logée et nourrie dans le centre d’écoute. Quand les enfants qui fréquentent ce centre ne sont pas à l’école, nous profitons du temps ensemble pour apprendre à tricoter et fabriquer des bracelets.
Les filles de Bandiagara.
Timothée m’attend à Bandiagara. La semaine de mon arrivée est aussi la semaine des élections municipales, et on ressent la tension à chaque coin de rue. À mes yeux, c’est un village en plein chamboulement. C’est la porte sur la Vallée Dogon, un croisement de routes avec, au centre, un immense marché coloré. C’est trop grand pour être un village et pourtant tout le monde se connaît. C’est trop petit pour être une ville et pourtant l’influence du monde moderne est notable. Bandiagara se trouve en Pays Dogon. Les habitants, les Dogons, sont des cultivateurs, mais le village est également habité par des Peuls, qui sont traditionnellement des éleveurs. Il y a d’anciennes familles aisées appauvries, mais aussi des jeunes « businessmen » qui s’enrichissent ostensiblement.
Les murs sont tapissés d’une mosaïque d’affiches pour les élections ! Il y a 15 listes électorales et toutes font campagne pour les municipales. Timothée, un homme actif, est très impliqué. Un soir il m’a amenée dans une réunion de quartier. Il m’a fait asseoir dans un siège normalement destiné aux VIP ; certes, je ne comprends pas le dogon ni la traduction faite en peul… mais ce que j’en retiens, c’est que chacun est impliqué et parle avec le cœur. Après chaque orateur, il y a de la musique et des danses… et tout le monde participe !
Lorsque Timothée a un peu de temps, il m’emmène visiter son école, dont il est le directeur. Dans chaque classe, il y a 80 élèves environ parmi lesquels 6 ou 7 filles qui sont enceintes. Certaines, de 16 ou 17 ans, sont déjà mariées ; ce ne sont pas elles qui sont concernées par notre soutien. D’autres filles de 13 ou 14 ans sont tombés enceintes involontairement. Elles risquent pour cela de perdre le contact avec leur famille. Ce sont elles qui sont concernées par notre soutien. Parfois, ces filles se font rejeter ou négliger par leur famille car celle-ci ne peut pas prendre en charge les besoins de la mère célibataire et du futur enfant. Le soutien que nous voulons apporter ne concerne pas que la jeune mère mais aussi sa famille en donnant, par exemple, un sac de riz, du lait en poudre, du savon et d’autres produits de première nécessité, plus une petite somme d’argent à utiliser pour l’achat de poisson ou de viande une fois par semaine pour la future mère. Cela, avec le soutien moral et un suivi régulier par Timothée, peut suffire à recréer un lien entre la jeune fille et sa famille.
Timothée a beaucoup d’expérience des jeunes élèves et son but est également de permettre aux jeunes filles de réussir leur scolarité jusqu'au brevet, malgré leur grossesse. Cela n’est possible qu’avec le soutien de leur famille ; elles auront ainsi plus de chance d’avoir un meilleur avenir.
Quand je rentre dans les classes et que je vois tant de filles dans cette situation, j’ai le mot «prévention» qui me travaille l’esprit. Après en avoir parlé avec Timothée, il m’explique que la l’éducation sexuelle est bien à l’ordre du jour dans les écoles mais que le sujet est à peine abordé dans les familles, à la maison. Les mères sont très gênées d’en parler avec leurs enfants ; parfois ce sont les grands-mères qui s’en chargent. L’idée de la prévention reste donc à développer.
Ce projet dure un an pour chaque jeune fille. Déjà cet été, nous commençons notre soutien avec cinq jeunes filles. Le montant nécessaire est de 820 €.
Un rapport avec les objectifs et le budget est disponible sur le Weblog.
Vallée Dogon.
Pour le troisième projet, je descends à Endé, et c’est réellement « descendre » car Bandiagara se trouve encore sur le plateau tandis qu’Endé est dans la Vallée Dogon. Avec un taxi brousse (les fameux bus bien bondés), je parcours les derniers 35 km. À cette période d’avril, rien ne pousse. Il ne reste que quelques arbres dans un paysage aride et désolé. On voit à droite et à gauche du bétail qui broute les derniers brins d’herbe sèche. Cependant, je trouve ça beau ! C’est émouvant de voir que les gens peuvent habiter ici aussi ! Cela a quelque chose de courageux ! Lorsque le goudron s’arrête, il reste encore 8 km jusqu'à Endé. Normalement, ils sont parcourus à pied mais la famille d’Amadou est tellement accueillante qu’ils viennent me chercher avec la charrette à bœuf. Mon regard de fermière remarque vite que le bœuf est deux fois plus maigre qu’en octobre dernier ! Tous, hommes et animaux, attendent avec impatience la venue de la saison des pluies qui n’est prévue que dans un mois. Amadou et sa famille m’accueillent à bras ouverts, tous les «petits frères et petites sœurs » se précipitent à ma rencontre et crient « Wendela, Wendela, Soit la Bienvenue ! »
Avec Amadou, je parle du projet et nous sommes d’accord qu’il vaut mieux que Malikanu soutienne tous les enfants du quartier à aller à l’école et pas seulement les plus pauvres. Car comment faire une sélection dans une population où personne n’a de moyens ? Nous décidons que chaque action que nous allons entreprendre se fera par l’intermédiaire d’une association déjà existante. C’est pour cela qu’il me présente alors à plusieurs personnes.
Mais d’abord, il y a la rencontre avec les « Vieux du village ». Ce sont eux qui doivent être informés en premier de ce qui se passe dans le quartier. Un appentis nous protège du soleil et nous sommes assis par terre. Amadou explique nos idées et chacun acquiesce d’un hochement de tête. Amadou traduit pour moi car tous parlent en dogon. Ensuite, chacun dit ce qu’il pense et tous écoutent. Personne n’interrompt et chacun a autant de temps de parole. Je ne suis pas étonnée qu’ils approuvent ce projet, mais je suis impressionnée par la manière dont les gens communiquent.
Lors de ma présentation à l’association locale (une initiative pour le développement du quartier au niveau social et culturel), la réunion se déroule de la même manière. Il est tard et il fait déjà nuit. Pour ouvrir la réunion, le président en expose la raison, puis me présente. Comme chez les Vieux du village, chacun s’exprime et tout le monde écoute. Des idées prennent forme, comme celle d’expliquer aux parents la nécessité et l’importance de la scolarité de leurs enfants lors d’une distribution de fournitures scolaires. Quand la réunion est terminée, tout le monde parle, personne n’écoute, certains s’endorment, et soudainement… tout le monde est parti !
J’aime être dans la Vallée Dogon, et les « au-revoirs » sont toujours un peu difficiles !
Plus de détails sur ce projet à la rentrée.

Mahamane Maiga , directeur du Centre d’écoute de Sikoroni à Bamako, a envoyé un texte destiné spécialement à ce Malimail.
Le Centre d’Ecoute Communautaire de Sikoro depuis sa création en 1996 s’est consacré à l’éducation et à l’insertion sociale des enfants et jeunes en situation difficile. Parmi ces enfants nous avons toujours eu à faire face à un grand nombre d’orphelins. Ces orphelins sont pris en chargé dans la plus part des cas par des femmes tuteurs ou leurs mamans malades, infectées par le VIH/SIDA, très âgées, ou handicapées. Cette situation aggravait la situation de ces enfants malgré qu’ils soient encadrés ou scolarisés par le centre. Ces conditions difficiles de vie conduisaient les enfants à abandonner l’école, à retomber dans la mendicité et dans la rue.
L’analyse de la situation nous a conduit à monter un projet avec comme objectif principal financer des petits projets d’activités génératrices pour permettre à ces femmes de prendre mieux en charge les besoins élémentaires des enfants et les petites charges de la famille. Sur la base d’une enquête économique et sociale menée auprès des 15 femmes ciblées, elles exercent toutes déjà une petite activité commerciale pour laquelle elles cherchent seulement un petit appui financier pour l’agrandir et augmenter leur bénéfices .
Les activités de ce projet sont entre autres :
-L’octroi d’un crédit avec remboursement seulement des 50%
-Les cours d’alphabétisation aux femmes
-Les causeries informatives sur l’hygiène et les maladies sexuellement transmissibles
-L’octroi de dons de céréales, de savon, de sucre et de lait à chaque femme
-La scolarisation de 1 enfant pour chaque femme
Nous avons présenté ce projet à Wendela et à MaliKanu pour financement et tout de suite nous avons reçu un écho favorable et nous n’en sommes pas surpris.
Depuis 3 ans Wendela fréquente notre quartier et notre centre. Dame de cœur à l’âme sensible, vite elle a été touchée par la situation des enfants et s’est mise à mobiliser des dons en France et en Hollande auprès de ses amis et de sa famille pour aider nos orphelins et leur maman à se soigner et à se nourrir.
Présidente de Malikanu et ayant vu et aider ces familles, ces enfants et leur maman, ce projet se situe en droite ligne des actions déjà entreprises dans notre quartier par Wendela.
Il consacrera le point de départ vers l’autonomie et l’indépendance de ces femmes qui n’aspirent plus à rester dépendantes de la mendicité et des dons, d’où le nom du projet : « Musow Wilila » qui signifie en bambara, « Les Femmes se réveillent » ou « Les femmes sont debout »
« Apprenons à pêcher aux gens, au lieu de leur offrir tous les jours du poisson »
Mahamane MAIGA
Animateur Socioculturel
Directeur du Centre d’Ecoute
Communautaire de Sikoro
Aujourd’hui.
Beaucoup de personnes ont déjà réagi avec enthousiasme et sympathie à Malikanu. Certaines ont adhéré et/ou ont fait des dons, ce qui nous permet de démarrer notre soutien aux projets.
Plusieurs personnes s’investissent dans les traductions et corrections du Malimail.
En France, Dick est en train de créer un site. Le Weblog existe déjà.
Une action de David et Marjolijn, à Utrecht aux Pays-Bas, a permis de récolter 100 € en faisant deviner le poids d’un fromage pour une mise de 2 €.
Rita fait des cartes postales qu’elle vend au profit de Malikanu.
Deux autres personnes créent des bijoux et font don d’une partie de leur recette à notre association.
Nous tenons à les remercier tous.
Envie de participer ?
Tout le monde peut recevoir Le Malimail gratuitement.
Vous pouvez adhérer à Malikanu pour 20 € par an.
Vous pouvez nous soutenir financièrement. Vos dons, petits et grands, sont les bienvenus et seront bien utilisés. Sachez que 100 % de l’argent est consacré directement aux projets.
Suggestion : un virement mensuel d’un petit montant permettrait à Malikanu de mieux prévoir l’avenir.
Vos chèques, libellés au nom de Association Malikanu, sont à envoyer à Wendela Engelhard, Ferme Soulère, 09130 Sieuras.
Si vous choisissez le virement bancaire automatique, vous trouverez les coordonnées bancaires de Malikanu au bas de la page.
Toutes vos réflexions concernant Malikanu et le Malimail seront les bienvenues, ainsi que vos idées, vos actions, votre enthousiasme !
Amicalement,
Wendela et Nicole
Association Malikanu
Wendela Engelhard, présidente
Nicole Damen, trésorière et secrétaire
Stichting Malikanu
Bestuur: Wendela Engelhard, voorzitter
David Engelhard, secretaris
Maaike Burggrafer, penningmeester
Adresse France: Ferme Soulère Sieuras, 09130 France
Adresse aux Pays Bas: P.a. Graafschap 10
3524 TR UTRECHT Nederland
Compte bancaire Crédit Agricole,
Lézat sur Lèze
21764093000 au nom de : Malikanu Association
Données Bancaires: Rabobank, Utrecht 111 757 827 o.v.v. Stichting Malikanu
Adresse au Mali:
Centre d’écoute de Sikoroni, BPE 157Bamako, Mali
Contact : malikanu.wendela@gmail.com
Ceci est le deuxième bulletin de l’Association Malikanu. Le bulletin s’intitule Le Malimail et sortira environ tous les trimestres. Tous ceux qui sont concernés par le Mali et les projets que nous soutenons, peuvent obtenir ce Malimail gratuitement et le diffuser.
samedi 25 juillet 2009
ACDS - MALI
AGENCE POUR LA COOPERATION ET LE DEVELOPPEMENT SOCIAL AU MALI «ACDS - MALI»
Siège : 7er quartier Bandiagara
Tel : 00223 6685 44 33 / 6685 44 64
TITRE DU PROJET :
ASSISTANCE SOCIALE DES ELEVES FILLES MERES RURAUX A BANDIAGARA
Lieu : La ville de Bandiagara
Bénéficiaires : Les élèves (5) en provenance des campagnes pour le second cycle Mamadou Tolo de Bandiagara et leurs parents sans distinction, de religion et d’ethnie.
Durée : Un (1) an
Responsable du projet : Mr Timothée D. DOLO Directeur second cycle Mamadou TOLO 1
Email dorgodolo@yahoo.fr
Personne de contact : Mr Moussa TEMBINE coordinateur l’ONG ACDS
Email tembine_2005@yahoo.fr
Cout total du Projet : 662.500F CFA (six cent soixante deux mille cinq cent francs). Soit 1012 Euros.
Coût de l’action et montant demandé au partenaire :
Le montant annuel demandé est de : 537.500F Cfa (cinq cent trente sept mille cinq cent francs Cfa) soit 820 Euros environ.
I. Contexte et justification :
D’une superficie de 10.520 km2, le cercle de Bandiagara est localisé dans la région Mopti et à environ 700 km à l’Est de Bamako (Capitale du Mali) sur le plateau dogon.
Avec l’avènement de la décentralisation, le cercle est érigé en collectivité décentralisée constituée de 21 communes dont une urbaine et les autres rurales et 402 villages plus la ville de Bandiagara. Selon les résultats du dernier recensement (RHP-1998), la population totale du cercle est estimée à 227.580 habitants.
Au plateau Dogon le paysan est très défavorisé sur le plan scolaire à cause des multiples problèmes économique (déficit dans la production agricole, faible revenu des activités d’appoint, enclavement).
Pour l’ensemble de ces 21 communes qui comprennent 402 villages, il n’existe qu’une école du niveau secondaire qui est le Lycée de Bandiagara. Par contre, bien que considéré comme un taux faible, le cercle de Bandiagara compte 105 écoles primaires avec plus de 29 000 élèves. Ceci montre l’écart qui existe entre les deux niveaux d’école primaire et secondaire), le premier devant alimenter le deuxième. A cause donc de la forte demande de logement par les élèves, la ville d’accueil n’arrive pas à satisfaire les besoins exprimés.
Aussi, quand ils arrivaient à trouver un logeur, à cause du nombre d’élèves que cette dernière héberge, il n’arrive pas à les mettre dans les conditions idéales pour étudier. Cela est dû, d’une part, au fait que les parents des élèves sont pauvres et n’arrivent pas à payer la pension (la nourriture) de leurs enfants et d’autre part à l’effectif des élèves (le nombre peut atteindre cinq ou même plus) d’une famille peut avoir.
Ce qui fait que certains en particulier les filles ne peuvent pas avoir un logeur et qui va être la cause d’abandon pure et simple de beaucoup d’élèves. Aussi, certains logeurs ont des problèmes de trouver des maisons qui peuvent faire loger trois à cinq élèves (souvent de sexe différent) en plus des membres de leur propre famille car les locations des maisons sont relativement chères.
Les élèves sont obligés de venir affronter tout ce problème parce qu’ils ne peuvent pas faire les vas et viens à cause non seulement des distances relativement longues (les plus éloignés font près de 100 km pour joindre Bandiagara) mais aussi et surtout des difficultés d’accès dues au terrain et à l’absence de route praticable et de moyen de transport.
La construction de l’avenir des enfants axée sur l’éducation scolaire est la base essentielle du développement actuel. Hors sur le plateau dogon, la plupart des enfants issus des familles paysannes démunies n’arrivent pas à suivre leurs études à cause de la pauvreté des parents.
L’agriculture et les autres activités que leurs parents mènent sont peu rentables et sont à tout moment à la recherche de la suivie.
Ce problème persiste surtout au niveau des élèves ayant franchis le DEF notamment les filles et qui doivent fréquenter les établissements secondaires et supérieurs (lycées, écoles professionnelles).
Les écoles fondamentales sont situées au niveau des villages alors que ces établissements secondaires se trouvent au niveau des chefs lieux de cercle, de la région et dans la capitale.
Le déplacement, la nourriture, les fournitures scolaires, sont indispensables pour fréquenter ces établissements.
Par manque de moyens pour faire face à ces multiples problèmes, plus de 80°/° des filles admises au DEF issus de ces familles en difficultés abandonnent l’école.
Les jeunes Filles n’ayant pas de moyen pour se nourrir et satisfaire leurs besoins sont le plus souvent victimes de violence sexuelle et d’autre se sont imprudemment livrées à la débauche.
Les filles des villages de proximités de Bandiagara sont le souvent trompées par les jeunes des villes avec la promesse d’assurer leur déplacement à moto durent l’année scolaire. Ces jeunes se débrasasse d’elles une fois qu’elles tombent enceintes de plus ils refusent de connaître la grossesse. La grossesse sans auteur et non désiré est toujours exclue par notre société, et les filles dans telle situation sont renvoyées de leur logeur et n’ont aucune possibilité de poursuivre l’étude.
Le résultat aujourd’hui sur le terrain est que 80°/° des filles villageoises qui fréquentent les seconds cycles de Bandiagara se retrouvent avec des enfants (1,2, ou 3 par filles) dont les pères sont démunis et qu’elles sont obligées de se retourner au village.
Courant l’année scolaire 2007-2008 le second de Mamadou Tolo seul a enregistré 22 filles victimes de grossesse in désirée avec abondons d’école dont décès par suite d’avortement clandestin.
LA COOPERATION ET LE DEVELOPPEMENT SOCIAL AU MALI «ACDS - MALI » dont le siège est à Bandiagara est fortement touchée par cette misère que vivent ces jeunes filles. Face à cette situation alarmant, l’ONG ACDS cherche des voies et moyens pour venir en aide aux élèves filles mères et parents en difficultés.
Après une longue réflexion sur la situation, elle a décidé d’appuyer ces filles mères par la création foyer d’insertion des élèves fille mères. Ce foyer sera équipé d’un restaurant afin de permettre les bénéficiaires d’avoir des logements et la restauration pendant la période scolaire.
Ce projet consiste à donner une assistance sociale aux élèves filles mères en situation difficiles afin de continuer les études au primaire et secondaire du cercle de Bandiagara.
II. Objectifs du projet :
1. Objectifs généraux :
- Contribuer à l’amélioration des conditions d’hébergement des élèves,
- Diminuer le taux de déperdition scolaire au niveau primaire et du secondaire (lycée ou école professionnelle) pour faute fille d’avoir d’enfant très tôt et de logement.
- Soutenir les parents d’élèves dans leur tâche d’assurer pleinement à l’éducation de leurs enfants
- Alléger les familles d’accueil des élèves ruraux
- Créer un cadre favorisant un apprentissage dans des conditions meilleures aux filles mères.
2. Objectifs spécifiques :
- Assister au moins cinq (5) élèves filles mères au niveau de la ville de Bandiagara.
- Sensibiliser les familles d’accueil dans l’entretien des bébés des élèves filles pendant les heures d’études.
- Soutenir les 5 familles d’accueil par des denrées alimentaires.
- Assurer les soins de santé élémentaires aux filles mères et leurs enfants.
III. Description sommaire et mise en œuvre du projet :
Le présent projet propose de trouver un appui d’assistance sociale pour les élèves filles mères en provenance des campagnes et qui sont en difficultés de trouver un logement à cause de leur enfant ou de leur état de grossesse. Le projet démarre avec un effectif de trois filles vivant cette situation pour une phase pilote de trois ans. Pour cette phase, nous proposons de leur suivre auprès des logeurs, même si dans l’avenir on peut envisager de construire foyer d’accueil et être autonome. Dans ce foyer les élèves seront logés encadrer et nourris.
Aussi, à cause des moyens très limités, L’ONG ACDS va s’occuper de l’exécution des activités du projet. L’ONG ACDS va détacher un animateur pour encourager les membres des familles d’accueil, et qui assurer un suivi permanent aux filles et leurs enfants.
L’animateur sera assisté par le directeur de l’école Mamadou Tolo qui est aussi le président du conseil d’administration de l’ONG ACDS.
IV. Résultats attendus du projet :
- Au moins 5 élèves filles mères sont assistées et mises dans des conditions d’études
- Les conditions des logeurs des élèves sont améliorées.
- Le taux de déperdition scolaire au niveau du second cycle a diminué
V. Chronogramme annuel d’activités :

VI. Détail du Budget Annuel

Arrêté le présent projet à la somme de 662.500F CFA (six cent soixante deux mille cinq cent francs). Soit 1012 Euros. pour une année .
Bandiagara, le 1er Juillet 2009
Le président de L’O N G
Mr Timoté Dolo dit Dorgo
Le coordinateur de L’O N G
Mr Moussa Tembiné
Siège : 7er quartier Bandiagara
Tel : 00223 6685 44 33 / 6685 44 64
TITRE DU PROJET :
ASSISTANCE SOCIALE DES ELEVES FILLES MERES RURAUX A BANDIAGARA
Lieu : La ville de Bandiagara
Bénéficiaires : Les élèves (5) en provenance des campagnes pour le second cycle Mamadou Tolo de Bandiagara et leurs parents sans distinction, de religion et d’ethnie.
Durée : Un (1) an
Responsable du projet : Mr Timothée D. DOLO Directeur second cycle Mamadou TOLO 1
Email dorgodolo@yahoo.fr
Personne de contact : Mr Moussa TEMBINE coordinateur l’ONG ACDS
Email tembine_2005@yahoo.fr
Cout total du Projet : 662.500F CFA (six cent soixante deux mille cinq cent francs). Soit 1012 Euros.
Coût de l’action et montant demandé au partenaire :
Le montant annuel demandé est de : 537.500F Cfa (cinq cent trente sept mille cinq cent francs Cfa) soit 820 Euros environ.
I. Contexte et justification :
D’une superficie de 10.520 km2, le cercle de Bandiagara est localisé dans la région Mopti et à environ 700 km à l’Est de Bamako (Capitale du Mali) sur le plateau dogon.
Avec l’avènement de la décentralisation, le cercle est érigé en collectivité décentralisée constituée de 21 communes dont une urbaine et les autres rurales et 402 villages plus la ville de Bandiagara. Selon les résultats du dernier recensement (RHP-1998), la population totale du cercle est estimée à 227.580 habitants.
Au plateau Dogon le paysan est très défavorisé sur le plan scolaire à cause des multiples problèmes économique (déficit dans la production agricole, faible revenu des activités d’appoint, enclavement).
Pour l’ensemble de ces 21 communes qui comprennent 402 villages, il n’existe qu’une école du niveau secondaire qui est le Lycée de Bandiagara. Par contre, bien que considéré comme un taux faible, le cercle de Bandiagara compte 105 écoles primaires avec plus de 29 000 élèves. Ceci montre l’écart qui existe entre les deux niveaux d’école primaire et secondaire), le premier devant alimenter le deuxième. A cause donc de la forte demande de logement par les élèves, la ville d’accueil n’arrive pas à satisfaire les besoins exprimés.
Aussi, quand ils arrivaient à trouver un logeur, à cause du nombre d’élèves que cette dernière héberge, il n’arrive pas à les mettre dans les conditions idéales pour étudier. Cela est dû, d’une part, au fait que les parents des élèves sont pauvres et n’arrivent pas à payer la pension (la nourriture) de leurs enfants et d’autre part à l’effectif des élèves (le nombre peut atteindre cinq ou même plus) d’une famille peut avoir.
Ce qui fait que certains en particulier les filles ne peuvent pas avoir un logeur et qui va être la cause d’abandon pure et simple de beaucoup d’élèves. Aussi, certains logeurs ont des problèmes de trouver des maisons qui peuvent faire loger trois à cinq élèves (souvent de sexe différent) en plus des membres de leur propre famille car les locations des maisons sont relativement chères.
Les élèves sont obligés de venir affronter tout ce problème parce qu’ils ne peuvent pas faire les vas et viens à cause non seulement des distances relativement longues (les plus éloignés font près de 100 km pour joindre Bandiagara) mais aussi et surtout des difficultés d’accès dues au terrain et à l’absence de route praticable et de moyen de transport.
La construction de l’avenir des enfants axée sur l’éducation scolaire est la base essentielle du développement actuel. Hors sur le plateau dogon, la plupart des enfants issus des familles paysannes démunies n’arrivent pas à suivre leurs études à cause de la pauvreté des parents.
L’agriculture et les autres activités que leurs parents mènent sont peu rentables et sont à tout moment à la recherche de la suivie.
Ce problème persiste surtout au niveau des élèves ayant franchis le DEF notamment les filles et qui doivent fréquenter les établissements secondaires et supérieurs (lycées, écoles professionnelles).
Les écoles fondamentales sont situées au niveau des villages alors que ces établissements secondaires se trouvent au niveau des chefs lieux de cercle, de la région et dans la capitale.
Le déplacement, la nourriture, les fournitures scolaires, sont indispensables pour fréquenter ces établissements.
Par manque de moyens pour faire face à ces multiples problèmes, plus de 80°/° des filles admises au DEF issus de ces familles en difficultés abandonnent l’école.
Les jeunes Filles n’ayant pas de moyen pour se nourrir et satisfaire leurs besoins sont le plus souvent victimes de violence sexuelle et d’autre se sont imprudemment livrées à la débauche.
Les filles des villages de proximités de Bandiagara sont le souvent trompées par les jeunes des villes avec la promesse d’assurer leur déplacement à moto durent l’année scolaire. Ces jeunes se débrasasse d’elles une fois qu’elles tombent enceintes de plus ils refusent de connaître la grossesse. La grossesse sans auteur et non désiré est toujours exclue par notre société, et les filles dans telle situation sont renvoyées de leur logeur et n’ont aucune possibilité de poursuivre l’étude.
Le résultat aujourd’hui sur le terrain est que 80°/° des filles villageoises qui fréquentent les seconds cycles de Bandiagara se retrouvent avec des enfants (1,2, ou 3 par filles) dont les pères sont démunis et qu’elles sont obligées de se retourner au village.
Courant l’année scolaire 2007-2008 le second de Mamadou Tolo seul a enregistré 22 filles victimes de grossesse in désirée avec abondons d’école dont décès par suite d’avortement clandestin.
LA COOPERATION ET LE DEVELOPPEMENT SOCIAL AU MALI «ACDS - MALI » dont le siège est à Bandiagara est fortement touchée par cette misère que vivent ces jeunes filles. Face à cette situation alarmant, l’ONG ACDS cherche des voies et moyens pour venir en aide aux élèves filles mères et parents en difficultés.
Après une longue réflexion sur la situation, elle a décidé d’appuyer ces filles mères par la création foyer d’insertion des élèves fille mères. Ce foyer sera équipé d’un restaurant afin de permettre les bénéficiaires d’avoir des logements et la restauration pendant la période scolaire.
Ce projet consiste à donner une assistance sociale aux élèves filles mères en situation difficiles afin de continuer les études au primaire et secondaire du cercle de Bandiagara.
II. Objectifs du projet :
1. Objectifs généraux :
- Contribuer à l’amélioration des conditions d’hébergement des élèves,
- Diminuer le taux de déperdition scolaire au niveau primaire et du secondaire (lycée ou école professionnelle) pour faute fille d’avoir d’enfant très tôt et de logement.
- Soutenir les parents d’élèves dans leur tâche d’assurer pleinement à l’éducation de leurs enfants
- Alléger les familles d’accueil des élèves ruraux
- Créer un cadre favorisant un apprentissage dans des conditions meilleures aux filles mères.
2. Objectifs spécifiques :
- Assister au moins cinq (5) élèves filles mères au niveau de la ville de Bandiagara.
- Sensibiliser les familles d’accueil dans l’entretien des bébés des élèves filles pendant les heures d’études.
- Soutenir les 5 familles d’accueil par des denrées alimentaires.
- Assurer les soins de santé élémentaires aux filles mères et leurs enfants.
III. Description sommaire et mise en œuvre du projet :
Le présent projet propose de trouver un appui d’assistance sociale pour les élèves filles mères en provenance des campagnes et qui sont en difficultés de trouver un logement à cause de leur enfant ou de leur état de grossesse. Le projet démarre avec un effectif de trois filles vivant cette situation pour une phase pilote de trois ans. Pour cette phase, nous proposons de leur suivre auprès des logeurs, même si dans l’avenir on peut envisager de construire foyer d’accueil et être autonome. Dans ce foyer les élèves seront logés encadrer et nourris.
Aussi, à cause des moyens très limités, L’ONG ACDS va s’occuper de l’exécution des activités du projet. L’ONG ACDS va détacher un animateur pour encourager les membres des familles d’accueil, et qui assurer un suivi permanent aux filles et leurs enfants.
L’animateur sera assisté par le directeur de l’école Mamadou Tolo qui est aussi le président du conseil d’administration de l’ONG ACDS.
IV. Résultats attendus du projet :
- Au moins 5 élèves filles mères sont assistées et mises dans des conditions d’études
- Les conditions des logeurs des élèves sont améliorées.
- Le taux de déperdition scolaire au niveau du second cycle a diminué
V. Chronogramme annuel d’activités :

VI. Détail du Budget Annuel

Arrêté le présent projet à la somme de 662.500F CFA (six cent soixante deux mille cinq cent francs). Soit 1012 Euros. pour une année .
Bandiagara, le 1er Juillet 2009
Le président de L’O N G
Mr Timoté Dolo dit Dorgo
Le coordinateur de L’O N G
Mr Moussa Tembiné
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