jeudi 5 septembre 2013
Action à l'école, Endé 2012
Malimail
Action “Tous à l'école !”
Bamako/Bergen, août 2013
Chaque année : deux cents enfants à l'école.
Depuis cinq ans déjà, Malikanu aide les enfants de Ende-Wo à la rentrée en leur
remettant un sac avec des fournitures scolaires de base. C'est important parce
que l'école commence juste avant la nouvelle récolte, dans la période où les
parents n'ont presque plus de réserves. En conséquence, avant, les enfants
n'allaient pas à l'école ou alors, beaucoup trop tard.
Ces dernières années, nous avons réussi à faire rentrer à chaque fois les deux
cents enfants au bon moment. L'instituteur de français, qui travaillait comme
volontaire, reçoit depuis deux ans un petit soutien de Malikanu.
Tout cela n’aurait pas été possible sans votre aide. Nous vous en remercions.
Bien évidemment, nous continuons cette année cette action importante.
Les petits reçoivent une ardoise avec des craies et une petite éponge.
Nota bene : une ardoise est beaucoup moins chère que du papier !
Les plus grands reçoivent des cahiers et des stylos, des crayons, une gomme et
une règle. Et plus tard peut-être, des fournitures pour les maths, comme un
triangle géométrique et un compas.
Les sacs sont cousus à Sikoroni (Bamako) par les filles auxquelles Wendela a
appris la couture dans son programme d'activités. D'une pierre deux coups!
Concrètement, cela coûte à peu près 7,00 euros par enfant. Pour deux cents
enfants, nous avons alors besoin de 1400 euros au minimum, mais nous espérons
recevoir cette année un extra, de façon à soutenir l'école un peu plus. Il y a
notamment un grand manque de matériel pédagogique.
Une bonne idée serait de faire connaître cette action auprès d'une école que
vous connaissez. Peut-être les écoliers auront-ils envie de faire quelque chose
pour l'école de Ende-wo?
N'hésitez pas à prendre contact avec nous pour plus d'informations et de
matériel.
Par rapport à ce projet, vous trouverez sur Youtube une petite vidéo
intéressante. Elle a été faite par Josja Zadelhoff en 2009 et donne une bonne
image du village, des habitants et de l'école.
http://youtu.be/DQlPCl1zYuw
Sans votre aide, pas de Malikanu, Malikanu existe depuis presque cinq ans.
L'association a, en moyenne, un chiffre d'affaire de dix mille euros environ par an.
La totalité est issue des versements des donateurs comme vous.
Cette somme est consacrée en totalité aux projets de Bamako, Bandiagara et
Endé.
Parfois, il nous reste un peu d'argent pour financier de petits projets en plus,
mais c'est toujours en collaboration avec nos trois responsables de projets.
Au Mali, la nécessité est énorme, les gens sont très pauvres mais aussi inventifs
et entreprenants. Le but de Malikanu est de stimuler cela, mais nous devons
quand même refuser régulièrement des demandes. C'est inévitable, alors nous
avons l'ambition de faire plus !
Bien sûr, cela sera possible seulement quand il y aura plus de donateurs. Nous
vous demandons donc deux choses :
– envoyez ce mail à votre liste d'adresses
et
– changez votre donation en virement mensuel ou trimestriel. Beaucoup de
personnes le font déjà.
Pour Malikanu, c'est très important car nous pouvons alors compter sur une
rentrée d'argent prévisible et, par suite, nous pouvons honorer des demandes de
projets que nous devons refuser actuellement, par précaution.
Pensez que chaque contribution – si petite soit-elle - a une grande importance
pour les gens au Mali. Ils en profitent directement. Nous le répétons ; “Rien ne
reste entre nos mains”.
D'ailleurs, nous avons prévu un petit cadeau du Mali pour tous les donateurs qui,
déjà dans le passé ou à partir de maintenant, font un virement fixe.
dimanche 17 mars 2013
Des nouvelles du Mali
Malimail, Bamako/Bergen, mars 2013.
Tout d'un coup, à cause de la crise, on parle chaque jour du Mali dans les journaux, mais les
problèmes n'ont pas commencé avec le coup d'état militaire de l'année passée. Depuis beaucoup
plus longtemps, le nord du Mali a été une région impossible à maîtriser où les islamistes et les
touaregs se disputaient le pouvoir. Depuis toujours, la corruption est un grand problème. Au
début, quelques-uns ici voyaient même dans le coup d'état le début possible d'une solution.
Rapidement, il est apparu comme un pas de plus vers la crise montante.
L'intervention française a été accueillie avec joie par la population. Les troupes françaises ont
très rapidement réussi à regagner sur les rebelles la région du désert, au nord. C'était de bonnes
nouvelles pour les gens des villes libérées. Pour autant, les problèmes au Mali ne sont pas résolus.
Les rebelles répondent aux combats avec des armes modernes. Ils n'ont pas subitement disparu,
pas plus que le malaise de la population locale du nord avec le gouvernement faible basé dans le
lointain Bamako. Fin juillet sont prévues des élections démocratiques pour élire le nouveau
président. Espérons que la démocratie, bien que faible, recevra une nouvelle impulsion.
Nous sommes convaincus que – justement dans ces conditions – une petite structure comme
Malikanu doit rester présente. La crise a poussé Mahamane à Bamako à lancer une toute nouvelle
initiative dont nous reparlerons plus loin. D'abord, les résultats des projets en cours.
À Endéwo, les Bogolans.
Au cours de la période passée, on a travaillé dur à Endéwo pour la création des bogolans. Ce sont
de gros tissus de coton, teints avec des teintures naturelles comme la terre, l'argile, le charbon
et les extraits de plantes. Au Mali, ils sont utilisés comme vêtement, literie ou rideaux. En
Europe, nous les utilisons plutôt comme dessus de lit décoratif ou comme tapisserie. Avec le
soutien de Malikanu, les femmes ont transformé des sacs entiers de petites boules de coton,
elles les ont filées puis elles ont tissé ces tissus magnifiques. Amadou lui-même a amené 19
bogolans à Bamako. Nous les ramènerons au printemps pour les vendre et le produit de la vente
sera évidemment pour les femmes d'Endéwo.
À Bandiagara.
À Bandiagara, le programme des mères adolescentes se poursuit normalement. Les filles des
années précédentes restent liées au projet. Le thème pour lequel nous nous investissons là-bas –
faire en sorte que les mères adolescentes puissent finir leur scolarité – devient ainsi de plus en
plus connu à l'école. Finalement, l'idée qu'il est important que les filles ne tombent pas enceinte
si jeunes fait son chemin. Timothée m'a appelée récemment, consterné, pour me raconter qu'une
des filles avait eu un accident avec son bébé. En récoltant des cacahuètes, son bébé sur le dos,
elle a été frappée de la foudre. Une cérémonie d'adieu pleine d'émotion a eu lieu avec ses
parents à l'école .
Pompe à eau à Bandiagara.
Jamila et Guus Brummel ont entrepris pour la troisième fois leur propre action pour le Mali.
Cette année, ils ont envoyé leurs voeux de Noël par e-mail, ainsi ils ont économisé 350 € qu'ils ont
donnés à Malikanu. Nous les avons investis dans une pompe à eau pour un village près de
Bandiagara. Les habitants de ce petit village vivent – à part la culture habituelle du millet et
l'élevage de quelques têtes de bétail - de la récolte d'oignons, de salade et de tomates. Ils
cultivent en coopérative. L'arrosage des champs prend beaucoup de temps et est très dur. La
pompe va permettre d'agrandir notablement la parcelle cultivée.
À Bamako.
À Bamako, le projet des microcrédits de 2012 arrive à sa fin. Les femmes qui participaient pour
la deuxième année au cours d'alphabétisation, et qui ont remboursé leur microcrédit pour la
deuxième fois, continuent maintenant en se suffisant à elles-mêmes. Les femmes qui ont
participé pendant une première année passent à la deuxième et nous complétons ce groupe avec
de nouvelles venues. Quelques femmes de l'année passée ne continueront pas car elles n'étaient
pas assez présentes au cours d'alphabétisation. La plupart des participantes ont investi leur
crédit dans un petit commerce de sous-vêtements, patates, médicaments, fruits ou charbon de
bois. Les emprunts des microcrédits ont été effectivement remboursés, ainsi nous pouvons
répondre à de nouvelles demandes. Pour les intéressés, un rapport du projet est disponible sur
demande.
Le nouveau projet : des jeunes prennent des responsabilités dans leur quartier.
Inspiré par la crise, Mahamane, notre responsable de projet à Sikoroni (Bamako), se fait fort
d'un changement de comportement des jeunes. Choqué par la corruption et le manque de
responsabilité de l'actuelle génération d'hommes politiques, il veut s'investir pour les jeunes. Il
veut leur inculquer un sentiment de responsabilité et de solidarité.
Mahamane a commencé par créer un CLAEF (Club d'action par et pour les enfants) dans les
écoles de 12 quartiers de Bamako. Il enseigne aux enfants du club, entre autres choses, leurs
droits et leurs devoirs. Il traite de choses pratiques comme l'initiative d'une journée
d'assainissement, de rangement et de ménage dans le quartier.
Ces enfants apportent leurs connaissances dans leurs classes et les partagent avec d'autres
enfants en donnant le bon exemple, en prenant des initiatives, en discutant. Chaque club adopte
aussi un orphelin. À chaque réunion, chacun donne un peu d'argent (quelques centimes), des
vêtements, des chaussures, etc. Il ne s'agit pas seulement d'aider mais surtout de leur donner
la notion d’entraide.
Mahamane est persuadé que – à long terme – seul un changement de mentalité pourra apporter
une vraie solution aux problèmes au Mali. Il s'engage profondément dans ce projet. Dans huit
quartiers, les CLAEF ont commencé à fonctionner, toujours en coopération avec des organisations
existantes. Il enseigne d'abord les moniteurs des jeunes locaux, puis les enfants. Comme il a
beaucoup d'expérience de ce travail et un rayonnement évident, il parvient toujours à capter
l'attention des enfants qui sont suspendus à ses lèvres.
Il n'y a pas beaucoup de frais : des cahiers et des stylos pour les enfants, une friandise et une
petite boisson, le remboursement des frais de Mahamane et des autres instructeurs.
Nous sommes très enthousiasmés par ce projet et nous nous chargeons de ces frais modestes
dans trois des quartiers. Bientôt, il y aura une vidéo sur YouTube avec des images filmées
pendant un cours, suivie d'une interview avec Mahamane.
Amicalement, la direction de Malikanu.
PS: Wendela Engelhard est restée tout l'hiver passé à Bamako. Elle est en contact direct avec
l'ambassade des Pays-Bas et elle prend les précautions nécessaires pour minimiser les risques, en
particulier les risques d'enlèvement.
Wendela : “ Je trouve qu'il est important, surtout maintenant, d'être ici aux côtés de nos
responsables de projet. Ma petite maison est à l’extérieur de la ville, dans un petit chemin sans
issue. Je n'y suis jamais seule et tout le monde fait très attention. Je me sens ici en sécurité.
Quand on est ici depuis longtemps et qu'on a assisté aux événements avec les autres, un lien se
crée. Des amis et des connaissances ont à endurer beaucoup plus que moi. À cause de la crise, ils
n'ont plus de travail ou leur famille habite dans le nord avec tous les risques que cela implique.
Pour eux, partir n'est pas du tout une option”.
Tout d'un coup, à cause de la crise, on parle chaque jour du Mali dans les journaux, mais les
problèmes n'ont pas commencé avec le coup d'état militaire de l'année passée. Depuis beaucoup
plus longtemps, le nord du Mali a été une région impossible à maîtriser où les islamistes et les
touaregs se disputaient le pouvoir. Depuis toujours, la corruption est un grand problème. Au
début, quelques-uns ici voyaient même dans le coup d'état le début possible d'une solution.
Rapidement, il est apparu comme un pas de plus vers la crise montante.
L'intervention française a été accueillie avec joie par la population. Les troupes françaises ont
très rapidement réussi à regagner sur les rebelles la région du désert, au nord. C'était de bonnes
nouvelles pour les gens des villes libérées. Pour autant, les problèmes au Mali ne sont pas résolus.
Les rebelles répondent aux combats avec des armes modernes. Ils n'ont pas subitement disparu,
pas plus que le malaise de la population locale du nord avec le gouvernement faible basé dans le
lointain Bamako. Fin juillet sont prévues des élections démocratiques pour élire le nouveau
président. Espérons que la démocratie, bien que faible, recevra une nouvelle impulsion.
Nous sommes convaincus que – justement dans ces conditions – une petite structure comme
Malikanu doit rester présente. La crise a poussé Mahamane à Bamako à lancer une toute nouvelle
initiative dont nous reparlerons plus loin. D'abord, les résultats des projets en cours.
À Endéwo, les Bogolans.
Au cours de la période passée, on a travaillé dur à Endéwo pour la création des bogolans. Ce sont
de gros tissus de coton, teints avec des teintures naturelles comme la terre, l'argile, le charbon
et les extraits de plantes. Au Mali, ils sont utilisés comme vêtement, literie ou rideaux. En
Europe, nous les utilisons plutôt comme dessus de lit décoratif ou comme tapisserie. Avec le
soutien de Malikanu, les femmes ont transformé des sacs entiers de petites boules de coton,
elles les ont filées puis elles ont tissé ces tissus magnifiques. Amadou lui-même a amené 19
bogolans à Bamako. Nous les ramènerons au printemps pour les vendre et le produit de la vente
sera évidemment pour les femmes d'Endéwo.
À Bandiagara.
À Bandiagara, le programme des mères adolescentes se poursuit normalement. Les filles des
années précédentes restent liées au projet. Le thème pour lequel nous nous investissons là-bas –
faire en sorte que les mères adolescentes puissent finir leur scolarité – devient ainsi de plus en
plus connu à l'école. Finalement, l'idée qu'il est important que les filles ne tombent pas enceinte
si jeunes fait son chemin. Timothée m'a appelée récemment, consterné, pour me raconter qu'une
des filles avait eu un accident avec son bébé. En récoltant des cacahuètes, son bébé sur le dos,
elle a été frappée de la foudre. Une cérémonie d'adieu pleine d'émotion a eu lieu avec ses
parents à l'école .
Pompe à eau à Bandiagara.
Jamila et Guus Brummel ont entrepris pour la troisième fois leur propre action pour le Mali.
Cette année, ils ont envoyé leurs voeux de Noël par e-mail, ainsi ils ont économisé 350 € qu'ils ont
donnés à Malikanu. Nous les avons investis dans une pompe à eau pour un village près de
Bandiagara. Les habitants de ce petit village vivent – à part la culture habituelle du millet et
l'élevage de quelques têtes de bétail - de la récolte d'oignons, de salade et de tomates. Ils
cultivent en coopérative. L'arrosage des champs prend beaucoup de temps et est très dur. La
pompe va permettre d'agrandir notablement la parcelle cultivée.
À Bamako.
À Bamako, le projet des microcrédits de 2012 arrive à sa fin. Les femmes qui participaient pour
la deuxième année au cours d'alphabétisation, et qui ont remboursé leur microcrédit pour la
deuxième fois, continuent maintenant en se suffisant à elles-mêmes. Les femmes qui ont
participé pendant une première année passent à la deuxième et nous complétons ce groupe avec
de nouvelles venues. Quelques femmes de l'année passée ne continueront pas car elles n'étaient
pas assez présentes au cours d'alphabétisation. La plupart des participantes ont investi leur
crédit dans un petit commerce de sous-vêtements, patates, médicaments, fruits ou charbon de
bois. Les emprunts des microcrédits ont été effectivement remboursés, ainsi nous pouvons
répondre à de nouvelles demandes. Pour les intéressés, un rapport du projet est disponible sur
demande.
Le nouveau projet : des jeunes prennent des responsabilités dans leur quartier.
Inspiré par la crise, Mahamane, notre responsable de projet à Sikoroni (Bamako), se fait fort
d'un changement de comportement des jeunes. Choqué par la corruption et le manque de
responsabilité de l'actuelle génération d'hommes politiques, il veut s'investir pour les jeunes. Il
veut leur inculquer un sentiment de responsabilité et de solidarité.
Mahamane a commencé par créer un CLAEF (Club d'action par et pour les enfants) dans les
écoles de 12 quartiers de Bamako. Il enseigne aux enfants du club, entre autres choses, leurs
droits et leurs devoirs. Il traite de choses pratiques comme l'initiative d'une journée
d'assainissement, de rangement et de ménage dans le quartier.
Ces enfants apportent leurs connaissances dans leurs classes et les partagent avec d'autres
enfants en donnant le bon exemple, en prenant des initiatives, en discutant. Chaque club adopte
aussi un orphelin. À chaque réunion, chacun donne un peu d'argent (quelques centimes), des
vêtements, des chaussures, etc. Il ne s'agit pas seulement d'aider mais surtout de leur donner
la notion d’entraide.
Mahamane est persuadé que – à long terme – seul un changement de mentalité pourra apporter
une vraie solution aux problèmes au Mali. Il s'engage profondément dans ce projet. Dans huit
quartiers, les CLAEF ont commencé à fonctionner, toujours en coopération avec des organisations
existantes. Il enseigne d'abord les moniteurs des jeunes locaux, puis les enfants. Comme il a
beaucoup d'expérience de ce travail et un rayonnement évident, il parvient toujours à capter
l'attention des enfants qui sont suspendus à ses lèvres.
Il n'y a pas beaucoup de frais : des cahiers et des stylos pour les enfants, une friandise et une
petite boisson, le remboursement des frais de Mahamane et des autres instructeurs.
Nous sommes très enthousiasmés par ce projet et nous nous chargeons de ces frais modestes
dans trois des quartiers. Bientôt, il y aura une vidéo sur YouTube avec des images filmées
pendant un cours, suivie d'une interview avec Mahamane.
Amicalement, la direction de Malikanu.
PS: Wendela Engelhard est restée tout l'hiver passé à Bamako. Elle est en contact direct avec
l'ambassade des Pays-Bas et elle prend les précautions nécessaires pour minimiser les risques, en
particulier les risques d'enlèvement.
Wendela : “ Je trouve qu'il est important, surtout maintenant, d'être ici aux côtés de nos
responsables de projet. Ma petite maison est à l’extérieur de la ville, dans un petit chemin sans
issue. Je n'y suis jamais seule et tout le monde fait très attention. Je me sens ici en sécurité.
Quand on est ici depuis longtemps et qu'on a assisté aux événements avec les autres, un lien se
crée. Des amis et des connaissances ont à endurer beaucoup plus que moi. À cause de la crise, ils
n'ont plus de travail ou leur famille habite dans le nord avec tous les risques que cela implique.
Pour eux, partir n'est pas du tout une option”.
dimanche 6 janvier 2013
Bonne Année 2013 !
Bamako/Sieuras/Bergen, décembre 2012
Chers adhérents,
Nous voulons vous remercier de tout coeur pour vos contributions à Malikanu en 2012.
Vous nous avez permis de continuer nos projets avec les femmes à Bamako, les mères
adolescentes à Bandiagara et les enfants à Endé-woh.
Vous avez aussi donné généreusement pour le projet d'aide alimentaire dans le pays
Dogon. Notre action a aidé beaucoup de familles à tenir jusqu’à la nouvelle récolte,
sans être obligées de vendre leur bétail.
L’année a été difficile au Mali. Le nord du pays est ravagé par la guerre civile et par le
terrorisme. Les projets de Malikanu ne se trouvent pas dans ce secteur, mais nous
sentons quand même l’inquiétude à Bamako. Notre évaluation, et celle de nos
responsables de projet sur place, montre qu’il est toujours sensé de continuer le
travail.
Il est précisément plus que jamais important de garder le contact et d’aider là où il le
faut. Nous continuerons notre travail l’année prochaine. Nous espérons que vous
continuerez à nous soutenir.
Amicalement,
Le Bureau de Malikanu
Chers adhérents,
Nous voulons vous remercier de tout coeur pour vos contributions à Malikanu en 2012.
Vous nous avez permis de continuer nos projets avec les femmes à Bamako, les mères
adolescentes à Bandiagara et les enfants à Endé-woh.
Vous avez aussi donné généreusement pour le projet d'aide alimentaire dans le pays
Dogon. Notre action a aidé beaucoup de familles à tenir jusqu’à la nouvelle récolte,
sans être obligées de vendre leur bétail.
L’année a été difficile au Mali. Le nord du pays est ravagé par la guerre civile et par le
terrorisme. Les projets de Malikanu ne se trouvent pas dans ce secteur, mais nous
sentons quand même l’inquiétude à Bamako. Notre évaluation, et celle de nos
responsables de projet sur place, montre qu’il est toujours sensé de continuer le
travail.
Il est précisément plus que jamais important de garder le contact et d’aider là où il le
faut. Nous continuerons notre travail l’année prochaine. Nous espérons que vous
continuerez à nous soutenir.
Amicalement,
Le Bureau de Malikanu
dimanche 9 septembre 2012
C’est la rentrée !
Chers amis et amies,
Comme en France, les enfants du Pays Dogon au Mali rentrent à l’école ce moisci.
Mais contrairement à la plupart des parents en France, ceux d’ici ne peuvent
pas payer les fournitures scolaires.
L’école à Endé est gratuite, mais les cahiers, les stylos, les crayons et un tshirt
de l’école sont à la charge des familles. Pour cette raison, Malikanu
soutient depuis quelques années les écoliers au début de l’année scolaire. Nous
achetons collectivement des cahiers et des crayons et nous les mettons
gratuitement à leur disposition. Les parents eux-mêmes achètent les t-shirts.
Cette année, par ailleurs, la situation est encore plus difficile qu’avant.
Non seulement la récolte a été décevante mais la situation politique au Mali entraîne
une montée importante des prix des aliments. Au printemps, cela a causé une
situation très pénible. Malikanu avait alors – exceptionnellement – décidé de
récolter de l’argent pour une aide alimentaire. C’était vraiment nécessaire et
grâce à votre participation, il a été possible de passer les mois d’été sans être
obligés de vendre le bétail et en pouvant acheter des semences pour la récolte
suivante.
Par cette lettre nous vous demandons, cette année encore, de faire une
donation pour l’action scolaire. Pour la première fois, cette année, Wendela se
rend au Mali en septembre. Elle pourra être présente elle-même à l’achat
collectif et à la distribution des fournitures. C’est une cérémonie
impressionnante dans laquelle les aînés du village ont un rôle important.
Chaque contribution est la bienvenue. À Endé les fournitures coûtent à peu
près 6 € par enfant. Il y a approximativement 280 écoliers. En octobre, nous
vous donnerons le rapport de Wendela sur la rentrée scolaire et la distribution
des cahiers à chaque enfant.
dimanche 22 juillet 2012
Projet d’alimentation
Comment le projet d’alimentation
a-t-il marché ?
Cette semaine, nous avons reçu le
mail suivant :
Bonjour Wendela et ses
Partenaires,
Je vous envoie cette
lettre de remerciement de la part de la population de Endé Wô
À mon nom de chef de
village, au nom de mes conseillers, au nom des vieux du village, au nom des
femmes et des enfants, au
nom de la jeunesse, nous disons merci pour votre solidarité, pour votre
soutien et votre aide, de
plus pour votre affection en cette période difficile que nous traversons.
Votre aide est pleinement
appréciée par toute ma population et elle est arrivée au bon moment, où
nous avons tant besoin de
soutien.
Cette grande crise que
notre pays traverse est multiple : crise sécuritaire, politique, constitutionnelle et alimentaire.
Nous avons compris que
nous avons des amis à travers votre aide. Nous avons acheté du riz et nous l’avons
partagé avec la population et aujourd'hui, la population est un peu soulagée
pour le problème alimentaire.
Mais nous avons toujours
besoin de soutien. Vous avez toute notre amitié, considération et affection.
Écrit par le chef du
village, Amadou, Adama
Envoyé par Amadou
Amadou, notre responsable du
projet à Endé, est allé à San avec un des aînés du village pour récupérer
l’argent de l’action d’alimentation.
Là se trouve en ce moment la banque la plus proche : 5 heures aller en bus
– 5 heures retour. Puis ils sont
allés à Bankass pour acheter la nourriture. C’est là qu’ils ont trouvé le prix
le
plus intéressant. Ils y ont
acheté 70 sacs de riz de 50 kg.
Avec l’aide des jeunes, ils ont transporté les sacs
sur des charrettes à ânes par une
piste de sable de 12 km.
Mais comment devaient-ils
partager honnêtement la nourriture ? Amadou et Adama ont fait le partage avec
une organisation d’assistance locale
et avec les aînés du village. On voit cela souvent au Mali ; les affaires
importantes, on les fait
ensemble, d’un côté pour ne pas remporter l’honneur soi-même, d’un autre côté
pour
éviter toute forme de soupçon de
privilège à sa propre famille. Cinquante sacs pour les cinquante familles du
village. Vingt sacs extra pour
les plus grandes familles et les familles qui souffrent le plus. La population
est
énormément soulagée de pouvoir
remplir les marmites en ce moment. Ils sont aussi émus parce que, très loin
de chez eux, des gens pensent à
eux dans cette période difficile. Les familles de Endé ont décidé de
partager mutuellement les
semences de mil pour que tout le monde puisse semer.
Le mois passé, nous vous avons
demandé une participation extra. Normalement Malikanu ne s’occupe pas du
secours d’urgence ou de la
distribution de nourriture. À cause des troubles politiques, mais surtout à
cause
de la mauvaise récolte de l’année
passée, les villageois de la vallée du Dogon, où nous soutenons normalement
la rentrée scolaire, avaient
faim. Pour cette raison, nous avons fait une exception et nous avons demandé
une contribution.
Celle-ci a rapporté 1430 €. Un
résultat fantastique. Tous les sacs de riz et le transport ont coûté au total
2000 €. Malikanu a payé l’argent
manquant sur ses réserves. Les réserves étaient prévues pour les autres
projets. Il est donc toujours
possible de donner pour l’aide alimentaire si vous n’aviez pas encore pu le faire.
Depuis, la saison des pluies a
commencé, tout le monde laboure et sème. Espérons que la récolte sera
meilleure cette année.
Entre-temps, nous lisons dans les
journaux des nouvelles très inquiétantes du nord du Mali. La sauvegarde
des trésors culturels et les
droits de l’homme les plus élémentaires y sont soumis à des pressions. Les
projets de Malikanu ne courent
pas de risque en ce moment parce qu’ils sont situés au sud du Mali. Les gens
avec lesquels traite Malikanu se
font quand même beaucoup de soucis pour le futur de leur pays.
dimanche 8 juillet 2012
Crise au Mali
Bonjour à tous,
Le Mali traverse une vraie crise. Nos responsables de projet à Bamako, à Bandiagara et au pays Dogon se
font de sérieux soucis pour le futur, après l’occupation du nord par les rebelles, le coup d’état et le
désordre politique qui a suivi. Leur inquiétude ne concerne pas seulement la guerre civile et la politique, mais
aussi la carence en nourriture qui est due à la mauvaise récolte de l’année passée. De plus, à cause des
troubles, les prix ont doublé.
Amadou à Endé nous raconte : « En ce moment, le pays Dogon est confronté à des difficultés énormes. Tout d’abord, il y a le manque de nourriture, causé par les mauvaises conditions climatiques de l’année dernière.
Puis il y a des problèmes économiques, à cause de la situation incertaine du pays. Le pays Dogon dépend –
économiquement parlant - du tourisme et comme les touristes ne viennent pas maintenant, il nous manque
ces revenus ».
Les prix de la nourriture en hausse.
Mahamane, responsable du projet dans le quartier de Sikoroni à Bamako, ajoute : « Suite à la rébellion dans
le nord du pays et le coup politique à Bamako, la souffrance de la population de Bamako empire de jour en
jour. Les chefs de famille ont perdu leur travail et les prix du blé montent toujours plus. Jamais auparavant
un kilo de riz n’a coûté 500 CFA ou un kilo de maïs, 300 CFA ! De plus, beaucoup de familles ici dans le sud, à Bamako, ont accueilli des réfugiés du nord du Mali. Lentement, la crise socio-économique et alimentaire s’étend à tout le pays ! ».
Dans les régions campagnardes, les plus pauvres donc, comme dans le pays Dogon, le manque de nourriture
est devenu très inquiétant. C’est toujours le résultat d’une chaîne : une mauvaise récolte conduit à une
carence en nourriture et à la pauvreté, de sorte que les gens ne peuvent pas acheter de nouvelles semences
et doivent vendre leurs bêtes. Par suite, la prochaine récolte ne réussira pas non plus…
Manque de nourriture.
Amadou l’explique ainsi : « Il y a vraiment un manque de nourriture. La saison de pluie approche mais
quelques familles n’ont même plus de mil à semer. Une situation très précaire. Un autre problème : le prix du
mil a énormément monté. Normalement, un sac de 100 kilos coûte 12 500 CFA (18 euros) mais maintenant le prix a doublé et le sac coûte 25 000 CFA. Dans une région où la majeure partie de la population vit de
l’agriculture (et donc est pauvre), il est presque impossible, à ce prix, d’acheter des céréales ».
Comment réagissent les familles ? Amadou le raconte : « D’abord, nous mangeons moins par repas, et puis
nous sautons des repas. Il reste alors un petit déjeuner de bouillie de mil (sans sucre, mais en fait c’était
déjà comme ça avant) et le soir, un pudding épais de mil avec un peu de sauce. Nous vendons les animaux. Les moutons et les chèvres, mais aussi les zébus (un petit boeuf avec une bosse sur la nuque), alors que les
agriculteurs ont besoin de ces zébus pendant la saison des pluies pour travailler le sol ».
Wendela vient de revenir du Mali. Ces derniers mois, elle vivait dans une petite maison à Bamako, sur une
colline derrière le palais présidentiel. La nuit, elle entendait les coups de feu ; elle n’a pas vraiment eu peur
mais elle s’inquiétait beaucoup. Par peur des bandits et des voleurs, les magasins et les bureaux étaient
souvent fermés. Dans les rues, il y avait beaucoup de véhicules militaires et de soldats avec des
mitraillettes. De ce fait, l’ambiance dans la ville était tendue. Les gens étaient très mal informés, ce qui
entraînait des malentendus et de l’irritation.
Que peut faire Malikanu ?
Amadou connaît bien la situation locale. C’est toujours lui notre coordinateur du projet de l’école. À notre
question de savoir comment nous pouvons aider, il répond : « Le message que je veux transmettre aux gens
en France et aux Pays-Bas est que, en ce moment, l’aide directe à l’alimentation serait la meilleure réponse à
nos besoins. Quelques tonnes de mil pour les cinquante grandes familles à Endé-wo seraient vraiment le
meilleur soutien dans notre lutte contre la faim ».
Malikanu ne soutient normalement que des projets qui mènent à l’indépendance des personnes, mais son
point de vu est aussi que les responsables des projets sur place doivent indiquer quels sont les besoins
urgents. C’est ainsi que cette année, pour la première fois, ils nous demandent directement une aide
alimentaire. Nous pensons que Malikanu doit répondre à cette demande. Wendela : « Ma motivation la plus
importante pour créer Malikanu était de repousser l’inégalité dans le monde ! ».
Pour cette raison, la direction a décidé d’arranger exceptionnellement une aide alimentaire directe à Endéwo,
dans la vallée du Dogon. La sécurité pour Amadou et de ses collègues, une coordination et une
distribution honnêtes sont essentielles. Endé-wo est le village où, depuis trois ans déjà, nous aidons les
enfants à fréquenter l’école. Par conséquent, les presque 50 familles du village connaissent déjà Malikanu.
En ce moment, certains autres villages avoisinants sont également aidés par d’autres organisations.
Voici ce que nous allons faire :
· Nous donnons à toutes les familles à Endé-wo un sac de 100 kilos de millet, partagé par rapport au
nombre d’enfants dans la famille.
· Nous soutenons les familles d’agriculteurs en les aidant à acheter assez de semences pour l’année
prochaine.
Un montant de 2000 euros environ est nécessaire en première instance. Malikanu vous demande une
participation spéciale pour réaliser ce soutien. Le temps presse, nous investissons donc déjà ce montant sur
nos réserves.
Début juillet, nous vous transmettrons un compte-rendu dans le prochain Malimail. En septembre, nous
reviendrons avec l’action scolaire à Endé-wo. Surtout maintenant, il est important que les enfants continuent
d’aller à l’école.
Amicalement,
La direction
dimanche 29 avril 2012
Malimail Avril 2012
Bamako,Mali.
Bonjour à tous, Ces dernières semaines, beaucoup de choses se sont passées au Mali. Vous avez certainement pu le lire dans le journal ou le voir à la télévision.
Je suis au Mali depuis novembre et j’assiste à tout cela de près. Je voulais vous envoyer un mail comme celui-ci depuis longtemps mais je pensais chaque fois avoir plus de nouvelles le jour suivant. De plus, j’ai peu souvent l’occasion de me connecter à Internet, c’est pourquoi je vous contacte seulement maintenant.
Au moment où j’écris ce mail, le pouvoir a été retransmis au président du parlement : Dioncounda Traoré, âgé de 70 ans. On pourrait donc dire que les militaires qui ont fait le coup d’état ont cédé aux sanctions imposées et c’est tant mieux car la population se faisait beaucoup de soucis au sujet des conséquences éventuelles. Le Mali est en majeure partie dépendant du commerce via les pays avoisinants du sud.
Entre-temps, les armées n’ont pas atteint leur objectif, c'est-à-dire repousser les rebelles Touaregs. Au contraire, ces derniers ont justement profité du chaos et revendiquent maintenant une région indépendante au nord du Mali. C’est un ensemble complexe avec beaucoup de groupements différents et beaucoup d’émotions différentes. La discorde, par rapport à l’échec du président précédent dans la lutte contre les rebelles, mais aussi par rapport à l’enseignement et à la corruption.
L’espoir, parce qu’on croyait qu’avec le coup d’état, la justice allait triompher mais il était vite clair que les militaires n’apportaient pas de solutions non plus. La peur, en raison de la progression des rebelles, car beaucoup de gens à Bamako ont de la famille dans le nord. Beaucoup d’inquiétude, pour l’embargo des pays voisins.
Nous espérons que la démocratie va être restaurée rapidement et que les élections pourront avoir lieu. Bien sûr, cela n’est pas facile à réaliser dans un pays où la moitié du territoire est aux mains des rebelles et où des centaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le sud ou vers les pays voisins. Pour nos projets, tous ces événements ont néanmoins peu de conséquences.
Nous continuons à soutenir les femmes à Bamako, les filles à Bandiagara et les enfants de la vallée du Dogon. Plus qu’avant, un soutien va être nécessaire parce que la récolte était plutôt maigre, le tourisme a chuté complètement suite aux enlèvements au nord du Mali et à l’instabilité de la situation actuelle ; l’économie a pris une claque à cause du coup d’état.
Personnellement, je vais bien : là où j’habite, je suis entourée de bons amis et d’agréables voisins, aux abords de Bamako où je ne me suis jamais sentie en insécurité. Plus tard au printemps, je reviendrai en France.
Cordialement, Wendela Engelhard
Bonjour à tous, Ces dernières semaines, beaucoup de choses se sont passées au Mali. Vous avez certainement pu le lire dans le journal ou le voir à la télévision.
Je suis au Mali depuis novembre et j’assiste à tout cela de près. Je voulais vous envoyer un mail comme celui-ci depuis longtemps mais je pensais chaque fois avoir plus de nouvelles le jour suivant. De plus, j’ai peu souvent l’occasion de me connecter à Internet, c’est pourquoi je vous contacte seulement maintenant.
Au moment où j’écris ce mail, le pouvoir a été retransmis au président du parlement : Dioncounda Traoré, âgé de 70 ans. On pourrait donc dire que les militaires qui ont fait le coup d’état ont cédé aux sanctions imposées et c’est tant mieux car la population se faisait beaucoup de soucis au sujet des conséquences éventuelles. Le Mali est en majeure partie dépendant du commerce via les pays avoisinants du sud.
Entre-temps, les armées n’ont pas atteint leur objectif, c'est-à-dire repousser les rebelles Touaregs. Au contraire, ces derniers ont justement profité du chaos et revendiquent maintenant une région indépendante au nord du Mali. C’est un ensemble complexe avec beaucoup de groupements différents et beaucoup d’émotions différentes. La discorde, par rapport à l’échec du président précédent dans la lutte contre les rebelles, mais aussi par rapport à l’enseignement et à la corruption.
L’espoir, parce qu’on croyait qu’avec le coup d’état, la justice allait triompher mais il était vite clair que les militaires n’apportaient pas de solutions non plus. La peur, en raison de la progression des rebelles, car beaucoup de gens à Bamako ont de la famille dans le nord. Beaucoup d’inquiétude, pour l’embargo des pays voisins.
Nous espérons que la démocratie va être restaurée rapidement et que les élections pourront avoir lieu. Bien sûr, cela n’est pas facile à réaliser dans un pays où la moitié du territoire est aux mains des rebelles et où des centaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le sud ou vers les pays voisins. Pour nos projets, tous ces événements ont néanmoins peu de conséquences.
Nous continuons à soutenir les femmes à Bamako, les filles à Bandiagara et les enfants de la vallée du Dogon. Plus qu’avant, un soutien va être nécessaire parce que la récolte était plutôt maigre, le tourisme a chuté complètement suite aux enlèvements au nord du Mali et à l’instabilité de la situation actuelle ; l’économie a pris une claque à cause du coup d’état.
Personnellement, je vais bien : là où j’habite, je suis entourée de bons amis et d’agréables voisins, aux abords de Bamako où je ne me suis jamais sentie en insécurité. Plus tard au printemps, je reviendrai en France.
Cordialement, Wendela Engelhard
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